Les concentrations mesurées ne relèvent pas d’un danger aigu, mais elles interrogent sur l’exposition chronique, via le contact prolongé avec la peau et à la chaleur.

Un danger à faible signal

Personne ne devrait décider de jeter ses écouteurs après avoir lu ces lignes — et ce n’est pas le propos. Les concentrations relevées ne relèvent pas d’un danger aigu. Le vrai sujet est plus diffus : l’accumulation, au fil des années, de faibles doses de perturbateurs endocriniens issus de multiples objets du quotidien.

Ce qu’il faut savoir avant d’acheter

D’abord, fait notable : ni le prix ni la notoriété de la marque ne garantissent l’absence de substances problématiques. AirPods, Bose, Sony, Sennheiser, Razer, HyperX, JBL, etc : on peut trouver des bisphénols, phtalates et paraffines chlorées dans les plastiques de certains de leurs modèles, à plus ou moins haute concentration.

Un prix élevé n’est pas non plus un gage de qualité et c’est sans doute la conclusion la plus dérangeante. Un modèle premium à 400 euros peut présenter les mêmes substances qu’un produit d’entrée de gamme. Bien sûr, certains ont passé les analyses positivement, comme les Bose QuietComfort Ultra Earbuds ou les AirPods Pro 2 (USB-C).

Alors autant se renseigner sur les résultats des recherches. Le magazine Les Numériques les a notamment tous recensés avec des liens vers les essais que son équipe a pu faire.

Les pauses sont conseillées

Ensuite, si le casque est destiné à un enfant, privilégiez un modèle explicitement conçu pour cette tranche d’âge. L’étude montre qu’ils sont globalement plus conformes sur le plan chimique que de nombreux modèles adultes ou gaming.

Enfin, évitez le port prolongé des casques et écouteurs, notamment pendant le sommeil. La chaleur et la transpiration favorisent la migration de certains additifs plastiques vers la peau. Plusieurs heures d’affilée dans un conduit auditif chaud et humide constituent le scénario d’exposition maximale.

Mais il y a un hic

Reste un hic. En l’absence d’obligation de transparence chimique imposée aux fabricants, le consommateur ne dispose d’aucune information claire avant l’achat. Acheter un casque reste donc un acte de confiance — en attendant une réglementation plus exigeante.