Énergie : forte hausse des contrats fixes en août, jusqu’à 600€ de plus par an pour le gaz et l’électricité

L’électricité suit la même direction, mais plus modérément. Son prix de gros est passé de 124 à 142 euros le MWh en août, soit environ 15 %. Les fortes chaleurs ont notamment limité la production de centrales nucléaires françaises (dont la Belgique dépend en partie, NdlR) : l’eau des rivières utilisée pour leur refroidissement était trop chaude.

Les fournisseurs devraient dévoiler leurs tarifs fixes lundi, avant le calcul des variables mardi. « Tout indique que septembre ne va pas améliorer la situation. Goldman Sachs estime même que le gaz pourrait atteindre 100 euros le MWh cet hiver », avertit de son côté Vincenzo Bartoluccio, project manager chez Mr Énergie.

Qui doit agir immédiatement ?

Le conseil vise surtout les consommateurs qui veulent un contrat fixe ou dont le contrat arrivera à échéance entre août et décembre. « Ceux qui souhaitent un fixe ont intérêt à le prendre avant lundi soir. Après, il sera beaucoup plus cher », prévient Maxime Sonkes.

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Avec un tarif variable, changer maintenant aura moins d’effet puisque le prix continuera à suivre le marché. Il faut néanmoins comparer les promotions qui peuvent disparaître. « Ce choix convient davantage aux ménages prêts à supporter une facture plus élevée durant les prochains mois dans l’espoir de profiter ensuite d’un recul des cours », résume Vincenzo Bartoluccio.

Bloquer aujourd’hui pour commencer plus tard

Autre possibilité moins connue : un contrat qui se termine en janvier n’empêche pas de profiter du tarif du mois d’août. Le consommateur peut recourir au « renouvellement anticipé » : il souscrit maintenant, mais indique une date de prise d’effet ultérieure. « Selon les fournisseurs, le début peut être reporté de six à douze mois, tout en profitant du prix actuel. La majorité accepte douze mois », précise Maxime Sonkes.

Il ne faut toutefois pas changer aveuglément. Vincenzo Bartoluccio cite le cas d’un client engagé depuis février, lorsque les conditions étaient favorables : rompre après six mois n’aurait aucun intérêt. « Avant de signer, il faut donc retrouver sa dernière facture, identifier le nom exact du produit, son caractère fixe ou variable et sa date d’échéance, puis comparer le coût annuel estimé, pas uniquement le prix du kWh. Il faut aussi vérifier la redevance fixe, les réductions conditionnelles et les éventuels frais perdus lors d’un départ anticipé », résume enfin Vincenzo Bartoluccio.