Après plusieurs semaines de réflexion, Léa Salamé s’était finalement mise en retrait du 20 h de France 2  le lundi 24 août 2026, au lendemain de l’annonce de la candidature de son compagnon Raphaël Glucksmann. Ce dernier a en effet officialisé sa participation à la primaire des sociaux-démocrates. Depuis, c’est Jean-Baptiste Marteau qui officie aux commandes du JT de la Deux.

« J’en avais pris l’engagement dès le premier jour et je m’y tiens. Je me mets en retrait de la présentation du journal de 20 h, le temps de la candidature de mon compagnon, comme je l’avais fait lors des deux dernières élections européennes », écrivait-elle alors sur son compte Instagram. Et d’ajouter : « Cette décision – prise en accord avec ma direction – est évidente et difficile », évoquant également une « déontologie stricte » visant « à protéger la rédaction de France Télévisions ».

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Un choix qui avait beaucoup fait parler et été vivement commenté. Ce dimanche 30 août, c’était au tour de Raphaël Glucksmann de s’exprimer sur le sujet. Premier invité de Franc-jeu, la nouvelle émission politique de Benjamin Duhamel, l’homme politique a été interrogé sur le choix de Léa Salamé de s’effacer du journal.

« Je sais son attachement viscéral à son métier »

« On est sur le plateau du 20 h de France 2, qu’occupait, il y a encore quelques semaines, votre compagne Léa Salamé, a commencé l’animateur. Elle s’est mise en retrait du fait de votre candidature. Pourquoi ne pas avoir fait l’inverse ? Pourquoi ne pas avoir décidé de renoncer à votre ambition pour qu’elle puisse continuer à présenter le 20 h ? »

Une question à laquelle devait s’attendre Raphaël Glucksmann, qui a rapidement réagi. « On a évidemment beaucoup échangé sur la question, comme dans tous les couples d’ailleurs qui seraient confrontés à ce type de situation », a-t-il assuré, avant de détailler : « Je sais l’impact qu’avait ma décision sur sa vie, sur sa carrière. Je sais son attachement viscéral à son métier, sa passion pour le journalisme, son indépendance et sa liberté. »

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Mais pour le candidat, il n’était pas question de ne pas se présenter pour tenter de représenter son parti à la présidentielle de 2027. « Je ne pourrai pas me regarder une seule fois dans le miroir si j’étais incapable d’agir maintenant, quand mon pays menace de basculer dans le camp des Trumpistes, des Poutinistes, des démagogues, des xénophobes, et que j’ai l’opportunité de porter la gauche démocratique », a-t-il confié.