Prix de l’immobilier : voici les quartiers les plus chers et moins chers des grandes villes belgesRelève féminine

Un choix qui dénote dans un marché bruxellois, voire belge, où de nombreuses agences immobilières rejoignent des groupes internationaux ou adoptent des modèles de franchise. « Nous revendiquons une voie différente qui préserve notre indépendance et transmet l’entreprise à celles et ceux qui la construisent au quotidien. » Sauf que, dans ce cas-ci, il s’agit de « ceux » et pas de « celles ». « Mais le féminin est là, dans la relève, rétorque ardemment Denis Latour. Deux de mes filles travaillent déjà chez Latour & Petit, de même que la fille d’Étienne et la sœur d’Aymeric. » « On a une sacrée relève féminine qui se met en place », insiste-t-il, évoquant aussi la quasi-parité hommes-femmes parmi la centaine de collaborateurs du groupe.

Cet élargissement de l’actionnariat à quatre collaborateurs est « avant tout une opération qui permet de les impliquer », indique-t-il encore, sans révéler d’éventuels accords financiers, « et de leur faire bénéficier à plus long terme d’un actionnariat dans une entreprise qu’ils ont façonnée ».

« Pour nous, l’entreprise est avant tout une question de personnes. »

En d’autres termes, cet élargissement n’a pas pour objectif premier de faire grandir la société fondée en 2001. Latour & Petit compte pour l’heure neuf agences, dont les deux plus récentes ont ouvert à Lasne et au Fort Jaco en mai et en septembre de cette année. « Nous n’avons pas d’objectifs précis au niveau de la croissance, si ce n’est de nous conforter dans les zones où nous sommes déjà ou dans les zones voisines. En intensifiant nos positions dans le nord de Bruxelles et dans la périphérie flamande ou en remplissant certains trous géographiques dans le Brabant wallon et entre Bruxelles et Namur. Mais seulement dans les années qui viennent. Pour nous, l’entreprise est avant tout une question de personnes. »

Une politique d’investissement

« On ne s’est pas contenté d’ouvrir des agences, conclut-il. On a beaucoup investi dans les équipes, le digital, la communication. On a toujours eu une politique d’investissement pour amener de la qualité dans notre métier, qui doit être de plus en plus professionnel. Nos collaborateurs sont tous des talents ayant une formation de courtier, de gestionnaire, d’économiste, d’architecte, de juriste, de géomètre-expert, de graphiste, de photographe… Tous dédiés à l’immobilier. »

« Beaucoup de personnes investissent dans la brique pour améliorer leur retraite »

Hormis Namur, plus excentré, que Denis Latour explique par les origines communes des deux fondateurs de la marque, Stéphane Petit et lui-même, les huit autres points d’ancrage du groupe partagent le même type de public : 50 % de Belges pour 50 % d’expats. Une particularité qu’il attribue notamment à « un historique gros volume en location, une forte activité en vente de neuf, une offre moyen/haut-de-gamme »… L’an dernier, le groupe a réalisé plus de 900 locations, conclu quelque 850 ventes de biens existants et 300 de biens neufs. Il compte par ailleurs environ 450 biens sous gestion locative.