«Paysan». Le terme prend son origine dans le latin pagani, «les gens du pays». Mais qu’en est-il lorsque le paysan ou la paysanne en question n’est justement point une personne du cru, ni descendante d’une lignée de fermiers, mais un citadin ayant fait de hautes études? C’est l’histoire que propose de narrer Devenir paysan, réalisé par Alexia Tissières en collaboration avec Mathilde Vandaele. Le documentaire suit Léonard Giorgis, un ancien étudiant en économie qui décide d’embrasser la paysannerie. A 26 ans, le jeune homme pose son sac à dos dans l’exploitation des Eterpis à Gollion (VD), à l’occasion de son certificat de formation professionnelle. Et se lance en quête d’une ferme à reprendre. Un vrai parcours du combattant.

Présenté à la 61e édition des Journées de Soleure et sélectionné par le Festival du film vert, Devenir paysan sera projeté dès le 8 mars à Romont, puis dans les différents cantons romands. La reconversion professionnelle se révèle autant une expérience sensible et inspirante, qu’une réflexion politique sur les modèles agricoles actuels. Le film empoigne l’épineuse question de la relève paysanne, alors que la moitié des agriculteurs suisses partiront à la retraite dans les quinze ans à venir et, parmi eux, la moitié encore se trouve sans perspective probable de reprise intrafamiliale.