Pour les libraires, cela représente un important manque à gagner. Walter Agosti, libraire à Limelette et président de Vision Presse, « cette décision est inadmissible. Je me suis d’ailleurs fait avoir en acceptant qu’on installe un Bbox sur mon parking alors que cela ne me rapporte pas le moindre euro. C’était pour moi un service envers mes clients qui ne savent pas venir avant ou après l’ouverture. Au final, tous mes clients risquent de devoir passer par cette Bbox. »

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Si Walter Agosti ne s’oppose pas pour autant aux Bbox, reconnaissant qu’il s’agit d’une solution d’avenir, il n’accepte pas qu’on oblige le client à passer par ce système et qu’on ne lui laisse pas le choix du lieu où retirer son colis. « J’ai déjà pris contact avec plusieurs ministres et ils sont sur la même longueur d’ondes que moi. Il faut laisser à chacun le libre-choix de venir en point poste ou d’aller chercher son colis dans un Bbox. Nous offrons un service supplémentaire. D’ailleurs, je doute que les Bbox et la capacité d’absorber le volume de colis que nous traitons. Le client risque donc de ne pas recevoir son colis aussi rapidement que chez nous si les Bbox sont saturées. Et je ne parle même pas des colis internationaux qui nécessitent tout un encodage ou des personnes âgées qui ne s’en sortent pas avec les Bbox lorsqu’elles doivent déposer ou recevoir un colis. »

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Pour Walter Agosti, il n’est pas question d’en rester là. « Bpost a déjà pris des mesures qui nous font du mal en supprimant l’intervention dans les loyers et les indemnités de formation. Tout comme le service que nous rendions en réceptionnant les plaques d’immatriculation qui doivent désormais être retournées directement à la DIV. »

J’ai bon espoir que le politique nous soutienne

Pour certains libraires, c’est une catastrophe. Face à l’érosion de la vente des produits de presse et du tabac dont les commissions sont aujourd’hui ridicules, ils se battent pour chercher des sources de revenus alternatives comme le service de point relais. « Mais ces sources de revenus alternatives ne sont pas légion. Certains réalisent une part importante de leur chiffre d’affaires en tant que point poste. Nous ne nous laisserons pas faire et, s’il le faut, nous irons en justice pour obtenir gain de cause. J’ai cependant bon espoir que le politique nous soutienne dans notre demande de libre choix », conclut Walter Agosti.

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