Ce type d’attouchements, la maison y est malheureusement habituée. C’est dans ce contexte qu’avant chaque show, un message enregistré est diffusé dans la salle, une fois les lumières éteintes, à 21 heures précises. « Malgré les avertissements, certains clients ne semblent toujours pas comprendre que les danses, parfois sensuelles, ne sont pas des invitations », s’insurge Jessica Henriques, qui indique que plusieurs rappels au règlement ont déjà été faits et que, à plusieurs reprises, des clients ont été mis dehors. « La cliente venue samedi n’est plus la bienvenue dans l’enceinte de notre cabaret », ajoute la gérante. Et de conclure : « En 2026, ça ne devrait plus arriver ».

Message de sensibilisation

La direction a profité de l’occasion pour diffuser un message public sur ses réseaux sociaux. « Une tenue n’est pas un consentement, une performance n’est pas une autorisation ». L’équipe, composée de 60 artistes, rappelle une fois de plus qu’au Velvet, « on peut en prendre plein les yeux, sans toucher » et que « les corps appartiennent aux performeurs et aux performeuses ».

Notons que ce geste non consenti peut constituer une atteinte à l’intégrité sexuelle, une infraction punie de six mois à cinq ans de prison. Dans ce cas-ci, la danseuse n’a pas souhaité déposer plainte. La gérance espère néanmoins que le message sensibilisera les futurs clients.