C’est que la dame en question, atteinte d’une maladie incurable, faisait partie d’une secte. Selon des témoins, elle serait morte étouffée par deux de ses veilleuses pour abréger ses souffrances quelques jours après s’être mariée avec un autre adepte de cette secte.

A l’audience devant le tribunal en juin dernier, le médecin avait expliqué que la dame avait refusé de se faire soigner par chimiothérapie et qu’une dizaine de jours avant son décès il avait délivré une ordonnance pour des soins de fin de vie. Le décès lui était donc apparu comme « la suite logique » et il ne s’était donc pas déplacé, dans la mesure où il s’avait qu’un médecin légiste devrait aussi réaliser un rapport pour autoriser l’incinération.

Le parquet estimait que la prévention de faux était établie car le docteur avait eu une intention frauduleuse en s’économisant un déplacement. La défense avait plaidé que ce gain était fort léger pour être considéré comme animé de pareille intention. Le tribunal lui donne finalement raison, estimant que les préventions ne sont pas établies. Il est donc acquitté.

Quant à l’instruction sur les causes du décès, elle est toujours en cours…