« J’ai éprouvé une sensation horrible, expliqua Nole qui sortira du top 10 après l’US Open. C’est quelque chose que je traîne sur pratiquement chaque match cette année. Vous savez, des vomissements, des haut-le-cœur, un vrai problème à ce niveau. Et puis tout mon corps commence à s’effondrer, avec des crampes et des douleurs partout. À la fin, le dos a lâché, tout comme l’épaule, et je n’ai pas pu conclure le match. J’avais un break d’avance dans le quatrième set, mais j’ai lutté pendant toute la rencontre depuis le quatrième jeu. Je ne veux rien enlever à sa victoire. Félicitations à lui. Mais bon, je ne me suis vraiment pas amusé. »

Le seul point positif dans cette histoire aura été pour le Djoker le soutien indéfectible du public. « Ils ont été formidables. Je suis tellement reconnaissant de vivre cela. C’était incroyable. Ils ont essayé de me rebooster dans les moments importants, et je suis désolé de ne pas avoir joué aussi bien que j’aurais dû, pu ou voulu le faire pour eux. Mais l’amour et la reconnaissance qu’ils m’ont témoignés à la fin m’ont vraiment touché au cœur. »

guillement

« Mon cerveau me dit qu’il en a assez… »

La question qui arrive maintenant sur la table, c’est de savoir pourquoi le GOAT s’accroche encore à son métier, à sa passion. Il n’a plus rien à prouver à personne. La réponse vient de la bouche d’André Agassi : « Il est celui qui a besoin de faire ce qui est impossible à accomplir. »

Mariano Navone vs. Novak Djokovic Highlights | 2026 US Open Round 1 - YouTube thumbnailWatch

Néanmoins, si des expériences comme celle vécue à Flushing Meadows se reproduisent, son image en prendra un coup. Mais cela, le natif de Belgrade s’en tape comme de sa première raquette. Il a toujours été un homme de défis. Il est celui qui dans son parcours a secoué, sublimé les deux géants du tennis moderne, Rafael Nadal et Roger Federer. Et dans un coin de sa tête, il lui reste deux objectifs. Remporter un dernier Majeur et s’offrir une dernière sortie sur les Jeux olympiques de Los Angeles à 41 ans. Possible ou pas ? Pour la belle histoire que cela représenterait, on aimerait dire oui. En restant les pieds sur terre, on va dire non. Ces dernières années, en plus de l’émergence de Sinner et Alcaraz, le Djoker a accumulé les pépins : déchirure au ménisque, blessure musculaire à une cuisse, épaule en souffrance, opération au genou et maintenant problème de condition physique. D’ailleurs, en janvier 2025, Djokovic se posait déjà des questions : « Mon cerveau me dit qu’il en a assez, ce n’est plus ma vie. Combien de temps je vais devoir faire subir ça à ma famille ? » Un petit coup de blues très vite annihilé par une ambition hors du commun…