Son parcours l’emmène entre le Portugal et la France. Le premier pays pour suivre son père et son travail. Le second pour entreprendre des études de droit.

Thiam, Guisse, Nkansa, Segers, Crestan… : voici les noms des athlètes belges qui participeront à la 50e édition du Mémorial Van Damme

Au niveau du sport, elle s’affilie à un club belge afin d’être sélectionnable à l’Euro 2022. Elle choisit l’Excelsior, club bien connu de la capitale, sur les recommandations de Mariam Oularé. « Elle m’a dit : ‘Bon, c’est la guerre entre les Flamands et les Wallons mais je pense que tu vas bien te plaire !’, dit-elle. « Je me rappelle qu’on m’avait regardée super mal. Heureusement, je n’étais pas venue pour l’ambiance mais pour aller à l’Euro pour lequel je me suis qualifiée une semaine plus tard. »

« Ambiance toxique » chez les Rockets

Elle est aussi revenue très longuement sur sa relation avec la course en équipe. Une expérience qui, visiblement, ne l’enchante pas du tout.

Le contraste était d’ailleurs saisissant en Angleterre à l’issue de la finale du relais 4x100m femmes. La Belgique nourrissait des ambitions de podium avant l’épreuve mais, malgré les efforts déployés en fin de course par Delphine Nkansa pour revenir sur le top 3, la médaille est restée hors d’atteinte pour nos représentantes, finalement cinquièmes (43.31).

Avec ses performances, elle devient une incontournable du relais 4X100 des Rockets.

Problème : elle est souvent absente des entraînements. Une situation qu’elle explique par sa situation géographique puisqu’elle habite à Paris pour ses études. Un trajet qui coûte « huit heures aller-retour porte à porte ».

Entre espoir de médaille déçu et satisfaction personnelle, les Belgian Rockets sont divisées après leur 5e place : « Elles sont dégoûtées ! »

Selon elle, les entraînements individuels peuvent tout à fait s’effectuer de son côté. Mais cette ambiance pesante et les reproches l’ont déstabilisés. « Je sais qu’on a une bonne équipe mais quand il y a quelque chose qui ne va pas, c’est toujours de ma faute. Ce relais m’a pourri la santé mentale à 100 %… En tant que francophone, c’est très compliqué à vivre quand tu es seule contre la vague. On ne dirait pas, mais c’est hyper toxique », a-t-elle argumenté.

Cette situation compliquée va-t-elle se modifier avec son nouveau statut et ses résultats récents ? « Maintenant qu’il y a le 4 x 100 m mixte, j’ai beaucoup plus envie de me focaliser sur ce relais-là. Je ne veux pas laisser tomber les relais parce que c’est quand même fun mais il faut que chacun y prenne du plaisir et avec les Rockets, je n’en ai aucun… », continue-t-elle avec une franchise désarmante.

Ces déclarations risquent bien de mettre le feu chez les Rockets. Mais avant de penser aux problèmes, elle rêve surtout de briller au stade Roi Baudoin ce samedi. Avec un objectif en ligne de mire : battre le record de Belgique de Kim Gevaert. Un rêve pas utopique puisqu’elle ne se situe qu’à deux centièmes de la championne aujourd’hui à la retraite.