Les nuits d’observation du ciel sont particulièrement spectaculaires autour de la nouvelle lune, lorsque nous ne percevons quasiment pas la lumière de notre satellite naturel. Associez cette obscurité à un site préservé de la pollution lumineuse, comme un parc national, et vous pourriez apercevoir des galaxies, des nébuleuses et le cœur lumineux de la Voie lactée.
Ce mois-ci, la nouvelle lune aura lieu entre les 11 et 12 septembre, une occasion idéale pour sortir observer le ciel. Il s’agit en outre de l’un des derniers mois de l’année 2026 où le centre de la Voie lactée restera visible depuis l’hémisphère Nord. Après novembre, il ne réapparaîtra plus avant le printemps.
L’heure dorée (la première heure qui suit le lever du soleil) sera particulièrement belle le 14 septembre. Peu après le coucher du Soleil, un fin croissant de Lune apparaîtra à moins de cinq degrés de Vénus au-dessus de l’horizon ouest, soit environ la largeur de trois doigts d’une main tendue. Contrairement aux rapprochements entre planètes et Lune observables au début du mois, celui-ci ne nécessitera aucun réveil avant l’aube. Le duo brillera pendant environ une heure après le coucher du Soleil avant de disparaître sous l’horizon.
Le soir du 18 septembre, Vénus atteindra son éclat maximal de toute l’année, ainsi que l’un de ses pics de luminosité de l’année. La planète atteindra une magnitude de -4,8. À titre de comparaison, la pleine lune affiche une magnitude d’environ -12. Cela reste néanmoins un phénomène à ne pas manquer. Grâce à sa luminosité exceptionnelle, Vénus est l’un des astres les plus faciles à repérer dans le ciel, même au-dessus des grandes villes. Elle apparaîtra peu après le coucher du Soleil, près de l’horizon ouest. Guettez également Mercure, visible à proximité.
L’automne commencera officiellement dans l’hémisphère Nord le soir du 22 septembre. Au-delà des magnifiques couleurs dont se parera la nature, les équinoxes sont réputés pour favoriser une activité des aurores boréales supérieure à la moyenne. Ce phénomène s’explique par l’inclinaison particulière de la Terre à cette période de l’année, qui crée des conditions plus favorables aux interactions avec le vent solaire.
Une recrudescence de l’activité aurorale n’est jamais garantie, les aurores restant difficiles à prévoir, mais cette période marque traditionnellement le début de la saison des aurores avec son lot d’attentes et d’observations spectaculaires. Même si le maximum solaire, le pic du cycle d’activité de onze ans du Soleil, semble désormais dépassé, l’année pourrait encore offrir de très belles manifestations lumineuses, notamment sous les latitudes arctiques.
La constellation des Gémeaux est surtout connue pour ses deux étoiles principales, Castor et Pollux. Le matin du 25 septembre, ce duo céleste sera rejoint temporairement par Mars. La planète rouge s’alignera presque parfaitement avec les deux étoiles, formant un trio facilement identifiable dans le ciel oriental : Castor au sommet, Pollux au centre et Mars, teintée d’orange, en dessous. En regardant un peu plus bas vers l’horizon, vous pourrez également apercevoir Jupiter, particulièrement brillante.