Walibi augmente ses tarifs face à la hausse d’une taxe communale
Les prix des billets et abonnements des parcs d’attractions Walibi et Aqualibi connaîtront une augmentation de plusieurs euros dès le 1er mars en raison d’une hausse d’une taxe communale visant les parcs d’attractions sur le territoire de Wavre. L’Aventure Parc, également installé sur la commune brabançonne, est par ailleurs concerné par cette taxe, qui grimpe de 2 à 3,5% et n’était jusqu’ici imposée qu’à Walibi.
Les billets (non-datés) achetés pour la période jusqu’au 17 mai (»early bird») pour le parc au kangourou passeront dès le 1er mars de 54 à 56 euros. Le prix passera à 58 euros pour les tickets après le 17 mai. Les billets pour les enfants, les seniors et personnes en situation de handicap resteront pour leur part à 46 euros avec la promotion «early bird» et à 49 euros sans.
Les abonnements pour Walibi grimperont de 150 à 155 euros pour un an, et ceux incluant le parc aquatique voisin, Aqualibi, passeront de 230 à 240 euros .Les tarifs journaliers évolueront aussi pour Aqualibi. Pour un billet non daté, il faudra débourser 36 euros contre 32 euros auparavant. Les tickets pour les seniors et personnes en situation de handicap seront à 30 euros et ceux pour les enfants de moins de 1m20 resteront à 14 euros.
Hausse de la TVA sur l’hébergement touristique et les pesticides
Le taux de TVA sur les séjours à l’hôtel ou au camping passera de 6% à 12% à partir du 1er mars, tandis que celui sur les pesticides augmentera de 12% à 21%.
A la fin de l’année dernière, le gouvernement fédéral avait décidé de procéder à une plus vaste réforme de la TVA mais il a dû revoir sa copie à la suite d’un avis cinglant du Conseil d’État. L’exécutif a finalement enlevé le sport, la culture et les plats à emporter de la réforme .L’augmentation de la TVA à partir du 1er mars est par contre maintenue pour les séjours à l’hôtel ou au camping ainsi que pour les pesticides.
Une période transitoire est prévue pour l’hébergement touristique. Dans un arrêté royal pris par le ministre des Finances Jan Jambon, il est précisé que le taux de TVA de 6% restera d’application pour les séjours à l’hôtel ou au camping réservés avant le 1er mars et ayant lieu avant le 1er juillet. Les nuitées réservées à partir du 1er mars ou effectuées à partir du 1er juillet seront donc soumises à un taux de TVA de 12%.
L’aide sociale restreinte pour les cohabitants
A partir du 1er mars, un CPAS qui reçoit une demande d’aide sociale de la part d’une personne cohabitante devra prendre en considération l’ensemble des revenus des personnes vivant sous le même toit. Le Conseil d’État avait estimé que cette mesure représentait un recul de la protection sociale et que l’impact sur la population n’était pas suffisamment chiffré, mais le texte n’a pas été modifié.
Selon l’arrêté royal publié en janvier, les personnes qui étaient déjà bénéficiaires du droit à l’intégration sociale verront leurs droits modifiés soit «à partir de la prochaine révision de leur dossier, soit dans le cadre de la révision annuelle, soit à la suite de nouveaux éléments justifiant une révision. »Jusqu’ici, les aides sociales pour les adultes cohabitants pouvaient être cumulées sans restriction. Certaines familles dont plusieurs adultes vivent sous le même toit bénéficiaient dès lors de prestations sociales plus importantes.
Pour déterminer le revenu minimum, les CPAS devront désormais prendre en compte non seulement les ressources des cohabitants, mais aussi celles des parents, grands-parents, enfants majeurs, petits-enfants, beaux-enfants et beaux-parents lorsqu’ils vivent ensemble .La ministre de l’Intégration sociale Anneleen Van Bossuyt (N-VA) a invoqué la «primauté de la solidarité familiale sur la solidarité étatique» pour justifier cette réforme.
La prime trampoline offre un droit limité aux allocations en cas de démission
La «prime trampoline» ou droit au rebond prévoit dès le 1er mars à tout travailleur ayant décidé d’abandonner son emploi après 10 ans d’activité de bénéficier, sous conditions, d’un droit aux allocations allant jusqu’à douze mois. La mesure avait été approuvée en juillet dernier dans le cadre de la loi-programme.
Concrètement, toute personne justifiant un passé professionnel d’au moins 3.120 jours de travail (environ 10 ans) au moment de sa démission pourra demander, une seule fois dans sa carrière, à bénéficier d’un droit au rebond. Il devra faire cette requête dans un délai de 30 jours après la notification de la décision administrative d’exclusion pour abandon d’emploi .Le travailleur obtiendra ainsi un droit aux allocations de six mois, mais cette période pourra être prolongée à douze mois s’il suit une formation à un métier en pénurie dans les trois premiers mois de son indemnisation.
L’objectif affiché du gouvernement fédéral est de permettre à un travailleur qui se sent coincé dans son activité professionnelle de s’orienter vers une nouvelle fonction et d’éviter ainsi un épuisement professionnel.