« La Russie joue à un jeu extrêmement dangereux », juge le professeur de relations internationales de l’UGent Sven Biscop, interrogé par nos confrères de HLN. « Si cet avion avait explosé et fait des victimes, nous aurions été au bord de l’acte de guerre, et donc du déclenchement de l’article 5 de l’OTAN ».

L’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord est clair : « une attaque armée contre un membre de l’OTAN est considérée comme une attaque dirigée contre tous ». La Belgique est le reste de l’organisation inclus, donc.

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Face à cet acte d’agression évité, le professeur trouve nécessaire d’offrir une réponse forte à la Russie, soulignant que cette opération n’a pas intimidé le bloc, via un soutien renouvelé à l’Ukraine, par exemple.

Pour Sven Biscop, malgré les sanctions et autres prises de position, il est peu probable que la Russie s’arrête en si bon chemin. « Nous devons nous y préparer », avertit le professeur. « C’est une lutte de longue haleine ».

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De quoi pousser l’alliance à sévir, notamment dans ses actions contre la Russie ? L’OTAN est une « alliance défensive », rappelle le professeur. « Toutefois, si les Russes attaquent et que nous devons riposter, nous pourrions très bien cibler un objectif militaire russe. Les Russes imaginent peut-être que nous n’oserions pas franchir ce pas, mais nous ne sommes pas si frileux ».