
Publié le 03 septembre à 06h13
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Alors que la Wallonie s’apprête à réaliser de nouvelles économies, une réforme est censée permettre notamment d’économiser de l’argent : la suppression des provinces, qui doit être complète en 2030. Quelle sera l’économie réalisée ?
Pour mieux comprendre qui compose un conseil provincial, prenons l’exemple du Brabant wallon. Dans cette province, 37 conseillers provinciaux se réunissent régulièrement ; quatre d’entre eux siègent au sein du collège comme députés provinciaux.
Si l’on tient compte de la rémunération de ces mandataires, leur disparition permettrait d’économiser environ 450.000 d’euros par an. « Toutes les économies sont bonnes à réaliser », estime Tanguy Stuckens, député-président du collège provincial du Brabant wallon. « Quand on peut identifier une économie et diminuer un nombre d’élus dans un pays qui en compte énormément, il faut pouvoir l’envisager ».
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La Wallonie, avec ses cinq provinces, compte au total 230 conseillers provinciaux et 21 sont députés. En supprimant leur rémunération, l’économie s’élève à trois millions d’euros, selon le MR. « Les montants sont relativement faibles par rapport aux masses budgétaires que représentants les cinq provinces. Quand on parle de trois millions d’euros dans un budget de deux milliards, c’est dérisoire par rapport à ce que cela représente », note Tanguy Stuckens. Pour le ministre wallon en charge de la réforme, avec un transfert des compétences provinciales vers d’autres niveaux de pouvoir,
d’autres économies ne sont pas à exclure. « L’action des pouvoirs publics est dispersée : communes, intercommunales, provinces, régions, communautés, État belge, Europe… Il y a trop de niveaux de pouvoir et donc on disperse l’argent », estime François Desquesnes, ministre wallon des pouvoirs locaux.
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La disparition complète des provinces est programmée pour 2030, mais avec une difficulté à surmonter pour le gouvernement :
parvenir à condition obtenir une majorité des deux tiers au Parlement wallon, avec le soutien nécessaire de députés de l’opposition. Le gouvernement promet que le personnel sera maintenu, avec un transfert vers d’autres niveaux de pouvoir.
