La proposition de DéFI pour économiser deux milliards par an

Selon une note interne à l’ONE évoquée par Le Soir en début de semaine, les économies pourraient monter à 4,2 millions d’économies. Dans les calculs du PS, le montant serait nettement plus élevé. « Ce n’est pas seulement qu’ils sont à l’os. Là, on va vraiment toucher aux missions essentielles de l’enfance », prédit Martin Casier. « Inévitablement, le service rendu aux citoyens va drastiquement baisser. »

Millions d’euros

En se basant sur des fragments de notes internes et en recoupant avec les réponses données par la ministre Lescrenier, le PS pense avoir identifié les pistes d’économies prévues au niveau de l’ONE. 10 millions d’euros seraient retirés dans l’accueil temps libre (ATL) et l’extrascolaire. Les écoles de devoirs seraient privées d’1,4 million d’euros. Le budget des équipes SOS Enfants, en charge de la maltraitance, serait raboté de 5 %. Le département en charge de la promotion santé et du dépistage des maladies perdrait 10 % de ses moyens. L’ONE aurait également 1 million d’euros en moins pour acheter des vaccins.

Faut-il réduire le nombre de jours de congé des parlementaires ? « Pourquoi pas ? Mais il est faux de croire qu’on ne fait rien »

Si ce plan venait à se concrétiser, il n’y aura, selon Martin Casier, que deux issues possibles. Soit une hausse des tarifs demandés aux parents, soit une diminution des services. Le député craint que cela ne se traduise par la fermeture de places d’accueil, la hausse du coût de garde pour les familles, la dégradation des conditions d’encadrement des enfants et une baisse de la couverture vaccinale.

Lescrenier dément

Contacté, le cabinet de la ministre rejette toutes ces allégations. « Non, la ministre de l’Enfance ne compte pas imposer de réductions budgétaires au secteur de la petite enfance. »

Les chiffres avancés par le PS sont issus d’une note interne à l’ONE « qui n’a jamais été validée ni par le Conseil d’Administration, ni par le gouvernement et qui ne reflète pas les ambitions de la ministre concernant la petite enfance », poursuit le cabinet.

La ministre souhaiterait, au contraire, que l’organisation et les moyens de l’ONE répondent de la manière « la plus pertinente, la plus efficace et la plus lisible possible » aux besoins du terrain et des familles.

À ce stade, Valérie Lescrenier n’a cependant pas encore confirmé où et comment seront faites les économies.