
Publié le 03 septembre à 08h40
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Pour se chauffer cet hiver, il va falloir mettre la main au portefeuille. En effet, le gaz était au plus haut depuis 2023 dans la nuit de mardi à mercredi, tandis que pour le mazout de chauffage, les prix ont gonflé par rapport à l’an dernier. Explications et détails avec Lilian Lefebvre.
L’été est bientôt fini, et il va falloir réchauffer sa maison. Cette année, les citoyens belges n’auront pas le choix que de mettre la main au portefeuille pour se chauffer face à l’hiver. « Nous allons clairement subir les conséquences de cette hausse des prix cet hiver », évoque notre journaliste Lilian Lefebvre.
Il débute par citer l’exemple du gaz. « La nuit de mardi à mercredi, il était au plus haut depuis 2023 après les nouvelles frappes des États-Unis en Iran. 74 euros le mégawattheure hier sur le marché de gros. » Par rapport à l’an dernier, l’augmentation est conséquente. « 32 euros le mégawattheure le 02 septembre 2025. Plus du double en un an, c’est tout simplement énorme », souligne-t-il.
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La tendance est similaire du côté du mazout de chauffage. « Là aussi, les prix ont pratiquement fait fois deux par rapport à l’année dernière. Pour le moment, on est aux alentours d’un euro 44 le litre, contre 77 centimes l’an dernier », précise notre journaliste. Pour l’électricité, c’est le même tarif. « Augmentation de l’électricité également, son prix en hiver étant fortement corrélé à celui du gaz », ajoute Lilian Lefebvre.
Le charbon comme solution ?
L’alternative la plus avantageuse pour contrer cette augmentation des prix des moyens de chauffage, c’est le pellet. « On verra là aussi une différence. Parce qu’il est souvent utilisé comme un moyen de substitution au gaz et au mazout lorsque ceux-ci sont en augmentation. Il y a une sorte de transfert entre les types de chauffage. Or, le marché du pellet est un petit marché, dépendant aussi, pour faire simple, du nombre d’arbres à brûler, ces quantités ne sont évidemment pas extensibles », détaille notre journaliste.
Pour conclure, il joint l’alternative proposée par Damien Ernst, professeur en électromécanique à l’Université de Liège. « Il y a une alternative économiquement intéressante pour le moment : le charbon. Il reste plutôt bon marché pour le moment. Attention, toutefois, si le poêle au charbon peut être une solution économique, il n’en reste pas moins très polluant »