Le train des nouveautés est long.
C’est la Fiat 600, longtemps disponible en électrique et hybride, qui a mué vers une motorisation supplémentaire. « Nous venons de lancer le modèle essence manuelle. Cela permet de la rendre plus accessible en termes de prix et aussi de répondre à un besoin. Il y a en effet des clients qui veulent avoir une voiture manuelle. »
Quelles sont les voitures électriques favorites des Belges?
Le chemin est un peu différent pour la Fiat 500, « notre star » : cette fois, c’est une version hybride qui vient compléter l’offre électrique depuis le début de l’année.
Une star dont l’étoile ne brillait pas de façon la plus étincelante. « La voiture n’était plus disponible qu’en électrique. Elle fonctionnait correctement, mais on avait une partie des clients qui n’étaient pas encore prêts à faire cette transition vers l’électrique. Cette évolution était un pari, que l’on a aussi fait à la demande de nos clients. » La version cabrio marche en plus très bien. Résultat des courses : la 500 a repris la tête dans le segment des petites citadines. « Nous sommes leader sur le segment A », se réjouit-il.
Coude-à-coude
Les modèles les plus vendus sur le marché belge sont sans surprise les 500 et 600. « Ils sont au coude-à-coude ». Les motorisations hybrides sont les plus prisées. Fiat, c’est en effet 70 % de clients particuliers (B2C), qui sont encore loin de favoriser l’électrique. L’arrivée de la 500 hybride a, en tout cas, permis de remettre un coup de projecteur sur le modèle, dont bénéficie la version électrique.
« Nous sommes une marque très B2C par rapport à la moyenne belge. C’est quelque chose qui va probablement évoluer dans le futur, grâce notamment au déploiement du Budget mobilité à partir de 2027 », évoque Jonathan Vercellino. « Aujourd’hui, le marché des flottes est très premium, avec une prédominance des modèles SUV de segment C, un segment où Fiat n’est pas, ou du moins pas encore. »
Le constructeur va en effet dévoiler en octobre ses modèles Grizzly, hybride et électrique, qui vont s’insérer dans ce segment très prisé. « Ce sera une vraie opportunité dès 2027 d’augmenter notre part de marché sur le B2B mais aussi auprès des particuliers. Le pricing sera vraiment très intéressant. »
La part de marché de Fiat reste, en tout cas, modeste à 1,26 %, malgré le fort rebond des ventes, ce qui place cette marque du groupe Stellantis à la 21e place des immatriculations. « Si l’on prend le marché des voitures et des véhicules utilitaires avec Fiat Professional, nous sommes à 1,9 % de part de marché. On n’est pas loin des 2%. Pour les voitures, nous visons clairement 1,6 % de part de marché à moyen terme, soit ce que nous faisions en 2021. »
Forte croissance
Les Fiat 500 et 600 ainsi que le modèle Grizzly soutiendront cette croissance attendue. Ils ne sont pas les seuls. « La Grande Panda lancée en fin d’année dernière est aussi en train de prendre tout son essor. C’est une compacte citadine qui offre quand même le plus grand volume de coffre de son segment. »
Le cœur de métier de Fiat n’en restera pas moins les citadines, voire des véhicules plus compacts encore que les citadines.
guillement
« C’est une marque d’émotion. C’est aussi une marque différente. Quand on voit une Fiat en rue, on sait que c’est une Fiat. Ce sont des voitures qui sont colorées.
Dans ce créneau, la Topolino a damé le pion à Citroën, autre marque du groupe Stellantis, en devenant le leader sur le marché des « voitures » dites sans permis accessibles à partir de 16 ans (il faut toutefois posséder un permis cyclomoteur) et dont la vitesse maximum est de 45 km/h. « Cela fonctionne bien avec plus de 250 ventes depuis le début de l’année ». Surtout, la Topolino permet d’accroître ce marché, jusqu’à présent de niche.
La Topolino au Vatican
« Ce n’est pas une voiture, mais un quadricycle. Le véhicule a son style très distinctif. Elle plaît aussi pour sa praticité ». Son prix – à partir de 8 990 euros pour la Verde Vita – est un autre argument de poids pour ce véhicule électrique qui pourrait aussi trouver sa place dans le futur budget mobilité. « On pourra prendre à la fois une voiture électrique et un quadricycle léger ». La Topolino pourrait être le 2e, voire 3e véhicule du foyer.
Le Vatican a pris récemment possession de vingt de ces véhicules.
Fiat va poursuivre sur le segment des quadricycles en proposant le modèle Multiplina, qui affiche fièrement sa filiation avec la 600 Multipla de 1956. Fiat aime bien ce côté néo-rétro déjà mis en œuvre avec la 500 ou la Grande Panda.
« Le particulier n’a aujourd’hui pas vraiment d’avantages à se tourner vers la voiture électrique »
C’est donc le grand retour de Fiat sur le marché belge mais aussi européen (+ 30 %). « Fiat, c’est une marque qui est quand même à part. C’est une marque d’émotion. C’est aussi une marque différente. Quand on voit une Fiat en rue, on sait que c’est une Fiat. Ce sont des voitures qui sont colorées. Nous ne proposons d’ailleurs plus la couleur grise. Un autre point, c’est qu’on est vraiment spécialisés sur les petites voitures, accessibles, pratiques avec un style très iconique. »