Le spectre d’un retour aux urnes en cas de désaccord autour du budget fait son come-back à la rue de la Loi

Les échanges lors de cette réunion politique du kern (le noyau dur du gouvernement) sont censés rester confidentiels jusqu’à l’obtention d’un accord. Mais ce principe n’est jamais respecté puisque les discussions sont régulièrement dévoilées dans la presse. Ces fuites ont pour conséquences de crisper les partenaires présents autour de la table.

Pour le vice-Premier ministre des Engagés, une formule sans smartphone éviterait de créer des tensions supplémentaires. C’est ce qu’il a indiqué aux députés centristes le week-end dernier lors de leur mise au vert.

L’absence de GSM au conclave aurait également une autre conséquence sur la dynamique des négociations puisque les présidents de parti seraient tenus à l’écart des discussions. Ces derniers ne pourraient dès lors plus mettre la pression sur leurs vice-Premiers ou influer sur le cours des échanges.

Éviter les interférences

Contactée par nos soins, Audrey Jacquiez, porte-parole du ministre des Affaires étrangères confirme cette volonté. « Maxime Prévot a plaidé pour cette formule afin de maximiser les chances d’obtenir un accord en évitant d’une part, les questions harcelantes et fuites de journalistes et d’autre part, certaines interférences politiques qui, même si elles peuvent paraître légitimes, compliquent souvent la dynamique interne de négociation. »

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Certains considèrent que les négociations pourraient se faire directement entre présidents de parti, soit avec Georges-Louis Bouchez (MR), Conner Rousseau (Vooruit) et Sammy Mahdi (CD & V). À ce stade, la forme que prendra le conclave n’a toutefois pas encore été arrêtée.