En cette rentrée parisienne, les galeries jouent la carte de la redécouverte ! On plonge dans l’intimité du Nabi Maurice Denis à la galerie Pavec, on relit Nadja, égérie surréaliste, à la galerie Gallimard et on admire, pour la première fois, une artiste de l’Op Art chez Alina Pinsky. À vos agendas !

Vous aurez aussi le choix de voir le sculpteur Johan Creten régler ses comptes avec ses obsessions chez Perrotin, et de contempler les œuvres de Leonora Carrington chez Almine Rech, quelques mois après sa rétrospective au musée du Luxembourg. Cinq rendez-vous et autant de façons de bien commencer l’année.

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La tendresse de Maurice Denis à la galerie Pavec

Maurice Denis, Le berceau du petit frère

Maurice Denis, Le berceau du petit frère, vers 1915

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Huile sur carton • 37 × 48,5 cm • © Maurice Denis / Courtesy de la galerie Pavec / photo: Pauline Assathiany

Chez Maurice Denis (1870–1943), l’amour est plus qu’un motif, c’est une méthode. La galerie Pavec consacre au Nabi sa première monographie, fruit d’un conséquent travail d’archives, entrepris avec la famille de l’artiste. Entre 1892 et 1915, son épouse Marthe, leurs enfants, les jardins et le foyer familial constituent le terreau d’un laboratoire pictural, tout en couleurs franches et en tendresse. La redécouverte d’un peintre dont on croyait avoir déjà tout vu.

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Maurice Denis – « La première période de ma peinture, c’est l’amour… »

Du 11 septembre 2026 au 14 novembre 2026

Nadja répond à André Breton à la galerie Gallimard

Nadja (Léona Delcourt), À garder sur vous

Nadja (Léona Delcourt), À garder sur vous, 1926–1927

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© Paris, Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet

En parallèle d’une publication chez Gallimard, la galerie parisienne de l’éditeur expose, avec le concours de la BnF et de la bibliothèque Jacques-Doucet, les lettres et dessins que Léona Delcourt, plus connue sous le nom de Nadja, adressait à André Breton en 1926–1927. Il y a 100 ans, le chef de file du surréalisme rencontrait cette jeune fille mère à la situation précaire au hasard des rues de Paris. Leur brève liaison, du 4 au 13 octobre 1926, sera la matière du chef-d’œuvre en prose Nadja, paru en 1928. Derrière le mythe littéraire, l’exposition brosse le portrait d’une femme au destin brisé qui finira ses jours à l’asile psychiatrique, et dont les mots bouleversent par leur lucidité crue et leur lyrisme.

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Nadja – « Ma main écrit ce que tu penses… »

Du 4 septembre 2026 au 3 octobre 2026

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Leonora Carrington, première expo chez Almine Rech

Leonora Carrington, The Lovers

Leonora Carrington, The Lovers, 1987

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Huile sur toile • 75 × 102, 9 cm • © Leonora Carrington, ADAGP, Paris, 2026 / courtesy du FAMM (Femmes Artistes du Musée de Mougins)

Après sa remarquable rétrospective au musée du Luxembourg, Leonora Carrington (1917–2011) est à l’honneur chez Almine Rech pour sa première exposition personnelle en galerie à Paris. De peintures en sculptures, en passant par ses tapisseries et ses masques, sont réunis tous les médiums d’une artiste qui n’a jamais choisi entre l’humain et l’animal, le rêve et la matière. Chevaux, hyènes et créatures hybrides y composent cette mythologie intime, nourrie d’alchimie et de cosmologies mexicaines. À voir pour continuer d’avoir la tête ailleurs en ce début d’année scolaire…

Du 8 septembre 2026 au 10 octobre 2026

www.alminerech.com

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Hypnotisante Tatiana Andreeva à la galerie Alina Pinsky

Elle a fait dialoguer les mathématiques et le paysage : Tatiana Andreeva a creusé un sillon trop peu connu dans l’histoire de l’Op Art. Née à Moscou en 1951, formée à l’école de Victor Vasarely et François Morellet, l’artiste transforme depuis les années 1970 ses observations de la nature en systèmes visuels d’une rare rigueur chromatique. Conçue avec l’historien d’art Bernard Blistène, ancien directeur du musée national d’Art moderne au Centre Pompidou, cette exposition constitue sa toute première présentation en France. Une découverte en avant-première à la galerie Alina Pinsky, en attendant que cet hiver la fondation Vasarely d’Aix-en-Provence lui ouvre ses cimaises.

Du 18 septembre 2026 au 28 novembre 2026

Johan Creten, archéologue technologique à la galerie Perrotin

Johan Creten, New Glory – Le Grand perpétuel

Johan Creten, New Glory – Le Grand perpétuel, 2024–2025

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Grès émaillé, lustre or • 97 × 75 × 20 cm • © Johan Creten, ADAGP, Paris, 2026 / courtesy de la galerie Perrotin, Paris

Après la mort de son père il y a trois ans, Johan Creten (né en 1963) a hérité de 40 ans d’ordinateurs entassés. De ce deuil très intime naît un mur d’archéologie technologique, cœur battant de sa dixième exposition chez le galeriste Perrotin. Autour, le sculpteur belge entretient son obsession pour des motifs, des fleurs devenues corps, des mythes recyclés en commentaires politiques, des assises dédiées aux sept vertus sur lesquelles l’on est invité à s’asseoir. Au contraire du chien du Pavlov, les œuvres de Johan Creten agissent comme un nouveau stimulus, faisant évoluer la dynamique entre elles et un flot d’interprétations sans cesse renouvelées.

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Johan Creten – Les chiens de Pavlov

Du 5 septembre 2026 au 10 octobre 2026

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