La Fondation alémanique de défense des consommateurs Stiftung für Konsumentenschutz et le comparateur Dschungelkompass ont analysé les écarts de prix entre nouveaux clients et les clients existants en téléphonie mobile. Conclusion: la fidélité ne rapporte souvent pas grand-chose.
Les anciens clients paient parfois plus cher que les nouveaux clients pour un même type d’abonnement chez le même opérateur, selon l’analyse de la Fondation alémanique de défense des consommateurs avec le comparateur en ligne Dschungelkompass.
Les deux entités se sont penchées sur les écarts de prix entre nouveaux clients et clients existants. Elles ont comparé l’évolution des tarifs de 22 abonnements différents entre 2023 et 2026, ainsi que les offres proposées fin août 2026 aux nouveaux clients.
>> À consulter: le comparatif complet Stiftung für Konsumentenschutz et Dschungelkompass : Schleichende Preiserhöhungen bei Handy-Abos: Diese Anbieter fallen besonders auf – Stiftung für Konsumentenschutz
L’analyse montre notamment que de 2023 à 2026, les abonnements ont souvent connu des adaptations à la hausse, parfois plusieurs fois chez un même opérateur. De nombreux abonnements mensuels sont de 1 franc à 5,50 francs plus cher par mois. Et simultanément, les offres pour les nouveaux clients sont dans certains cas jusqu’à moitié prix, ce qui peut représenter jusqu’à 30 francs de moins par mois.
Il est donc recommandé de régulièrement comparer les offres d’abonnements de téléphonie mobile, même après une bonne promotion. « Aujourd’hui, la fidélité est devenue un handicap », explique Xavier Studer, auteur du blog high-tech et telecom xavierstuder.com, dans l’émission On en parle du 3 septembre 2026. « Même si certains opérateurs ont des programmes pour récompenser leurs clients, ils n’en valent pas la peine. En Suisse, il est possible d’avoir de l’illimité à partir de 9,90 francs, voire 7,50 francs dans certaines conditions. »
Hausse des prix, mais guerre des prix
Selon le spécialiste, les hausses régulières des prix des abonnements ne sont pas justifiées. « Chaque année, les opérateurs arrivent à réaliser des économies sur leur infrastructure qui est toujours plus performante. Pendant très longtemps, on a constaté des baisses de prix sur les télécoms. Mais ces dernières années, les opérateurs ont tout à coup introduit dans les clauses de leurs contrats une possibilité permettant d’augmenter leurs prix et de les aligner sur l’inflation. Pourtant, la guerre autour des prix existe toujours. »
A noter cependant que les offres illimitées à très bas prix impliquent souvent un service à la clientèle limité. « Il faut passer par WhatsApp ou des lignes dédiées. Parfois, le service est à l’étranger. »
Mais alors, quel est le juste prix? « La question est: ‘quels sont les services inclus?’ Peut-être qu’un abonnement à 20 francs ou 30 francs illimité en Suisse peut se justifier par des services supplémentaires de qualité. Mais payer 50 francs ou 100 francs, si le volume de prestations est équivalent, c’est trop cher, sachant que pour moins de 10 francs, on a de l’illimité en Suisse », conclut Xavier Studer.
Sujet radio: Jérôme Zimmermann
Adaptation web: Myriam Semaani