À seulement 25 ans, Alex Warren est bien parti pour connaître une belle carrière dans la musique. Comme beaucoup de chanteurs de sa génération, il a démarré sur TikTok avant d’être approché par une maison de disques, aux côtés de laquelle il a enregistré son premier album. Sorti il y a deux ans, ce premier opus avait cartonné, notamment grâce au succès phénoménal de sa chanson Ordinary, une déclaration d’amour adressée à sa femme qui a rapidement conquis le public.

Mais Alex Warren ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. Après ce premier tube planétaire, le chanteur est revenu sur les devants de la scène avec un nouvel album, Wildchild, dévoilé le 28 août dernier sur les plateformes. Un projet qui s’inscrit dans la lignée de ses précédents succès, avec pas mal de chansons d’amour, mais aussi un titre sur le deuil de son papa, décédé alors qu’il était encore enfant.

L’avis de Bruno Tummers

Dans la foulée, un premier single extrait de ce deuxième album a envahi les radios, VivaCité en tête. Sorti il y a six mois, ce titre baptisé Fever Dream a lui aussi reçu un excellent accueil du public. Rien que sur Youtube, le clip a déjà été visionné plus de 20 millions de fois.

Mais la qualité est-elle au rendez-vous ? Bruno Tummers, journaliste musical, y voit pour sa part « une pop très bien faite, très bien produite », et ajoute : « Il y a un côté très punch, même si l’album est très introspectif dans les textes ».

Seul bémol pour le chroniqueur : une certaine uniformité dans la réalisation, qui peine à se distinguer de ce qui existe déjà. « Si vous aimez Harry Styles, Benson Boon, Ed Sheeran, Shawn Mendes… C’est dans le même créneau. Maintenant, on cherche un peu quelle est sa plus-value, sa spécificité », développe-t-il. Une réserve qui, d’ailleurs, ne s’applique pas uniquement à Alex Warren. Pour lui, c’est un phénomène plus global qui est à l’œuvre, et qui tend à gommer l’individualité et la patte des artistes. « On sait que toute la pop est très lissée ces dernières années, notamment à cause de l’avènement des plateformes de streaming, qui vous proposent ce que vous écoutez déjà », constate-t-il ainsi.