Un élément essentiel est à relever. Tous n’ont pas le même régime alimentaire, la même activité physique ou le même traitement médical. Selon Sandra Weintraub, professeure de psychiatrie et de sciences du comportement à la Northwestern Feinberg School of Medicine, ce qui relie ces individus est en réalité « la façon dont ils considèrent l’importance des relations sociales. Et sur le plan de la personnalité, ils ont tendance à être plutôt extravertis. »

Vieillissement: des dépenses à venir à la hausse en Belgique

Ben Rein, neuroscientifique et auteur du livre à paraître Why Brains Need Friends : The Neuroscience of Social Connection, explique au New York Times : « Les personnes qui ont davantage de contacts sociaux sont plus résistantes au déclin cognitif en vieillissant. Elles ont généralement aussi un cerveau plus volumineux « .

Selon cette étude, les interactions sociales contribueraient à protéger contre la diminution du volume cérébral qui survient avec l’âge et l’isolement.

Cortisol, neurones de von Economo

De plus, la solitude augmenterait le cortisol, l’hormone du stress. Les super-agers ont généralement plus de neurones de von Economo. Ceux-ci jouent un rôle important dans les comportements sociaux et qu’ils ne se trouvent que chez des mammifères très sociaux. Dr Bill Seeley, professeur de neurologie et de pathologie à l’Université de Californie à San Francisco affirme que ces neurones « les aident probablement à construire et à maintenir des liens sociaux et des réseaux sociaux puissants et solides. Cela pourrait avoir « un effet considérable sur leur bien-être général et leur santé ».

Il faut tout de même noter que cette capacité à vivre vieux est forcément liée aussi à la génétique, la biologie des individus et leurs comportements tout au long de leur vie.

La Belgique pourrait s’éviter « des milliards d’euros » de dépenses si elle s’intéressait davantage à l’isolement social des seniors