Louis Vandendriessche

Par Louis Vandendriessche

Publié le 03 septembre à 19h59

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Le gouvernement de Bart De Wever doit trouver 10 milliards d’euros pour atteindre les objectifs budgétaires européens d’ici la fin de la législature et l’une des pistes pourrait être de revoir certaines aides aux entreprises. Seulement, quelles entreprises en bénéficient ? Combien touchent-elles ? Réponse avec Mathieu Col et Steve Damman.


Ce mercredi, un débat entre les présidents des 5 grands partis francophones avait lieu sur RTL tvi. Parmi les sujets abordés, les aides aux entreprises. Quand on demande au Président du PS où il irait chercher une partie de l’argent nécessaire pour confectionner le budget fédéral, il pointe notamment ces aides.

« C’est très bien d’aider les entreprises. Il le faut pour créer de l’activité économique, créer de l’emploi, mais on dépense beaucoup plus que les pays voisins. Je rencontre tous les jours des petits patrons de PME, des indépendants qui me disent « moi j’ai aucune aide, j’ai aucun subside, j’ai aucune réduction » parce que ces réductions, elles ne profitent fondamentalement qu’à des multinationales ».




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Selon le dernier rapport sur le sujet réalisé par la Banque Nationale, les aides aux entreprises représentent 25 milliards d’euros par an. Pour le MR, la vision est différente, mais il y aurait effectivement moyen d’y réaliser des économies. « Vous savez combien vaut aux entreprises qui sont productives sur le plan économique ? Moins de 7 milliards. Le reste ça va où ? Ça va aux entreprises publiques, Bpost, la SNCB… Le reste ça va où ? À toute l’économie sociale. Donc oui, vous avez raison, moi je suis prêt à supprimer toutes les aides aux entreprises qui ne sont pas productives sur le plan de la croissance et de l’économie », a assené Georges-Louis Bouchez, le président du MR.


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7 milliards sur 25 réellement utiles, d’après le libéral, le reste, on pourrait s’en passer. En réalité, c’est plus compliqué que ça. « C’est vrai, dans la mesure où Georges-Louis Bouchez dit finalement qu’il n’y a que 7 milliards qui vont vers des entreprises productives, mais de ces 25 milliards d’aides publiques, à peu près 12 milliards sont des supports à l’emploi, titre-service, transport, soins hospitaliers… Ce qui veut dire que si on considère que ces 10-12 milliards ne servent à rien, ça veut dire que c’est directement le service à la population qui va être affecté, les services postaux, les services de transport. Finalement, on appelle ça un subside, mais c’est plutôt un système d’aide à la population et d’aide à l’emploi », précise l’économiste.

Il faut également tenir compte du fait que sur les 25 milliards annuels, seuls 10 concernent le fédéral. La possibilité de réaliser des économies pour la prochaine confection du budget est donc réduite.



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