Certaines de ses photos sont dispersées à la Bibliothèque nationale de France, au château des Ducs de Bretagne de Nantes, au musée Réattu à Arles ou encore à la Société française de photographie de Paris. Mais ses enfants gardent précieusement le fond photographique de leur père. Ne pas vendre les originaux, c’est éviter de continuer à nous séparer de lui ou de f ragmenter son œuvre, confient Erwan et Marine Vaslin, ses enfants. Chaque tirage original en noir et blanc est un trésor esthétique et documentaire.
Une des nombreuses photos de Loire prises par le photographe Raoul Vaslin. | RAOUL VASLIN
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Une des nombreuses photos de Loire prises par le photographe Raoul Vaslin. | RAOUL VASLIN
« Il est mort trop jeune »
Petit-fils du peintre Paul Deltombe et formé aux côtés de figures comme Léo Mirkine ou Daniel Lebée, Raoul Vaslin a marqué la scène régionale en cofondant le groupe Épicentre pour décentraliser l’art photographique. C’est grâce à lui que la première exposition de Doisneau, qu’il côtoyait, a pu se tenir à Nantes, rappelle sa fille. Il souhaitait vraiment que la photographie soit reconnue comme un art, en le décentralisant aussi de la vie parisienne.
Installé à Champtoceaux, et classé second au Prix Niépce en 1976, le professeur de photographie des Beaux-Arts de Nantes, a laissé des séries marquantes empreintes d’intemporalité, de poésie. Les cadrages rigoureux et la technique de développement d’un autre temps, laissent place à l’émotion. Les odeurs de labo argentiques sont ma madeleine de Proust, même si on n’a pas baigné dedans !, souligne Marine Vaslin.
Raoul Vaslin pris en photo par son ami Danbiel Lebée. | DANIEL LEBÉE
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Raoul Vaslin pris en photo par son ami Danbiel Lebée. | DANIEL LEBÉE
Un parcours inachevé
Mort trop jeune, il n’a pas eu la reconnaissance que son travail méritait, estiment ses enfants. Il avait 40 ans lorsqu’il s’est éteint, en 1985. Mais son regard continue de vivre grâce à ce travail de mémoire. On a commencé par récolter des témoignages de personnes qui l’ont connu et retrouvé des trésors dans des correspondances avec Jean Dieuzaide ou Michel Quétin, expliquent-ils. Aujourd’hui, faire circuler ses images nous permet d’apprendre encore sur lui tout en faisant vibrer sa passion.
Les photographies présentées à la maison Bonchamps concerneront son travail sur la Loire et les métiers s’y rattachant. D’autres œuvres seront également présentées, du samedi 3 au dimanche 18 octobre, lors d’une exposition au Prieuré de Vair-sur-Loire (Maine-et-Loire).
Exposition du samedi 5 au dimanche 13 septembre, de 11 h à 19 h, au 53, rue de la basse Meilleraie. Entrée libre.