Julie Duynstee

Par Julie Duynstee

Publié le 03 septembre à 21h04

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En plus du changement climatique, le phénomène El Niño s’installe durablement. Et il devrait encore se renforcer dans les prochains mois, prévient l’Organisation météorologique mondiale. Un phénomène intense qui risque d’avoir des répercussions importantes sur la météo : précipitations intenses, risques d’inondation, sécheresses et chaleurs extrêmes. À quoi faut-il s’attendre pour la Belgique ? Éléments de réponse avec Vincent Jamoulle et David Muller.


Le phénomène naturel El Niño revient tous les deux à sept ans. Sur l’océan Pacifique, le vent soufflant d’habitude de l’Amérique du Sud vers l’Australie s’inverse. Ce qui bouscule complètement la température de l’eau en surface. « Le vent change de sens, il va de l’Australie vers l’Amérique du Sud, du coup il pleut ici, il fait sec là-bas. Et en allant par là, il empêche l’eau froide de remonter et du coup on a cette anomalie chaude en surface de l’océan », explique Xavier Fettweis, climatologue à l’université de Liège.

Un pic fin de l’année 2026

El Niño devrait produire son effet jusqu’en février 2027 avec un pic fin de cette année. Son intensité devrait être très forte, surtout dans l’hémisphère sud. « Dans certaines régions, nous devrions observer de fortes pluies et des inondations. Dans d’autres, des sécheresses. Dans d’autres encore, une augmentation ou une diminution des vagues de chaleur extrême ou de l’activité cyclonique tropicale », indique Céleste Saulo, secrétaire générale de l’Organisation météorologique mondiale.




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El Niño devrait aussi, dans une moindre mesure, influencer l’hiver en Europe, et donc en Belgique. « Chez nous, l’impact en hiver, c’est souvent quand on a El Niño, on a un renforcement de la dynamique atmosphérique. Cela veut dire une circulation d’ouest, beaucoup de vent, beaucoup de précipitations et beaucoup de douceur en hiver », détaille Xavier Fettweis.

Cette tendance est d’autant plus probable que l’Atlantique et la Méditerranée sont en surchauffe après un été caniculaire. À l’échelle de la planète, El Niño, c’est aussi la promesse d’un réchauffement climatique qui s’accélère. « L’année suivante d’un événement El Niño, souvent, ça rehausse la température globale partout sur Terre. Et donc ici, en 2027, on pourrait s’attendre à observer l’année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre », prévoit le climatologue.


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