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Jeudi 3 septembre, France 4 diffuse le film Respire, réalisé par Mélanie Laurent, sorti en 2014. Il est l’adaptation d’un roman sorti treize ans plus tôt en 2001, écrit par Anne-Sophie Brasme.
Un roman qui a bouleversé l’actrice en pleine adolescence. Nous sommes en 2001, Mélanie Laurent n’a que 17 ans et elle tombe sur Respire, écrit par la jeune écrivaine Anne-Sophie Brasme, elle-aussi âgée de 17 ans au moment de l’écriture de son premier roman. La projection de l’actrice sur l’écrivaine est immédiate. À l’époque, le succès du livre est fulgurant : il se vend à plus de 40 000 exemplaires en quelques mois. Respire a reçu le prix du premier roman de l’université d’Artois. Il a même été traduit dans plus de 17 langues. En 2014, Mélanie Laurent n’a qu’un souhait : adapter Respire au cinéma, à condition de trouver les actrices parfaites pour interpréter les rôles de Charlène et Sarah.
Mélanie Laurent : Le roman Respire a bouleversé sa vie lorsqu’elle avait 17 ans
Au début du roman, on découvre Charlène, la narratrice, qui moisit en prison pour le meurtre de son amie Sarah. Charlène est une enfant comme les autres, qui vit sans trop se poser de questions, prend ce qu’on lui donne et ne demande rien. Elle habite un immense appartement à Paris avec ses parents, pas très aimants ni très amoureux. Charlène souffre : elle est asthmatique, se sent incomprise, mal aimée. Avec l’entrée au collège commencent de longs mois difficiles, de solitude et d’attente. Jusqu’à la cinquième avec l’arrivée de Sarah, brillante, magnétique. Après un cours de sport, l’héroïne se retrouve à l’hôpital et Sarah lui explique qu’elle la comprend et lui demande d’être son amie. Une amitié naît, qui pour Charlène est un don inespéré de la vie, un émerveillement. Peu à peu s’instaure une relation (à sens unique), sur le mode de l’admiration, de la fascination, jusqu’à la soumission, puis l’étouffement, aux portes de la folie.
Mélanie Laurent s’est-elle inspirée de La Vie d’Adèle avec Adèle Exarchopoulos ?
Lors de sa présentation à Cannes, des rumeurs laissaient entendre que la réalisatrice s’était inspirée de La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche. Mélanie Laurent a toutefois précisé que son film ne traitait pas de romance homosexuelle, mais d’emprise et de perversion narcissique. Sa véritable influence visuelle et narrative provient en réalité du long-métrage Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin. Dès la phase d’écriture, Mélanie Laurent a imaginé Joséphine Japy et Lou de Laâge dans les rôles principaux, repérées respectivement dans Cloclo de Florent Emilio Siri et J’aime regarder les filles de Frédéric Louf. Bien que les deux comédiennes se soient montrées très mal à l’aise lors de la toute première lecture du script, la cinéaste a fait confiance à son intuition. Elle les a guidées et accompagnées pas à pas pour donner vie aux personnages de Charlie et Sarah.