Ibrahim Molough

Par Ibrahim Molough

Publié le 04 septembre à 06h40

Ajoutez-nous à vos favoris Google
Des individus ont dérobé entre 300 et 400 kilos de pommes de terre samedi passé à Céroux-Mousty, dans le Brabant wallon. Un exemple d’un phénomène qui prend de l’ampleur dans les campagnes : les vols dans les champs, qui concernent aussi d’autres cultures et parfois même du bétail. Un reportage de Vincent Legraive.


Quatre hommes et deux voitures ont été aperçus dans un champ de pommes de terre à Céroux-Mousty. Les individus arrachaient directement les plants pour récupérer les pommes de terre. Un voisin, qui passait dans la rue principale perpendiculaire au champ, a remarqué que les véhicules présents n’appartenaient pas aux producteurs. Il a alors prévenu le mari de Vania Roumitch, la productrice.

Mais le temps qu’il reçoive le message, se mette en route et arrive sur place, les voleurs étaient déjà partis. « On ne sait pas qui c’est », explique Vania Roumitch.



À lire aussi

récoltes.jpg
Pommes de terre, tomates… : plusieurs produits pourraient coûter plus cher au supermarché à cause de mauvaises récoltes, mais à quel point ?

Le préjudice est estimé à un peu plus de 1.000 euros. Mais pour la productrice, le dommage est aussi moral. Elle consacre du temps à ses cultures et déplore de voir le fruit de ce travail disparaître : « C’est triste, décevant, ça donne envie de s’arrêter parfois. Parce qu’on consacre du temps à ça. Pourquoi ? Pour rien en fait. »

Un phénomène qui ne concerne pas que les cultures

Selon Benoît Haag, secrétaire général de la Fédération wallonne de l’Agriculture, le phénomène prend de l’ampleur. Les vols concernent notamment les pommes de terre, les carottes et les oignons, mais aussi… le foin et le bétail.

Les quantités peuvent être importantes et les vols ne sont pas toujours commis la nuit. Certains individus viennent avec des véhicules pour emporter leur butin, parfois dans le but de le revendre.



Des vols de bétail ont notamment déjà été constatés à proximité des autoroutes. « On se gare sur la bande d’arrêt d’urgence, on descend dans la prairie qui est à côté, on vole un veau ou la viande du veau, on repart, ni vu ni connu », explique Benoît Haag.

Des auteurs difficiles à identifier

Dans le cas de Céroux-Mousty, aucune photo ni caméra de surveillance ne permettaient d’identifier les personnes présentes dans le champ.

Le couple n’a donc pas déposé plainte auprès de la police. Sans images ou autres éléments permettant d’identifier les auteurs, il est en effet difficile de remonter jusqu’à eux.



agriculture
Belgique
Ottignies-Louvain-la-Neuve (Brabant wallon)
Wallonie