Une Ferrari rouge, un V12 de 5,5 litres et une boîte manuelle à grille : sur le papier, la 550 Maranello n’a besoin de personne pour attirer les amateurs de belles mécaniques. Celle-ci possède pourtant un petit détail supplémentaire : son premier propriétaire s’appelait Michael Jordan. Livrée au basketteur en mai 1997, alors qu’il était en pleine domination avec les Chicago Bulls, la Ferrari porte le châssis 108712 et affiche aujourd’hui environ 10 300 km. Jordan l’a conservée jusqu’en 2002 avant qu’elle ne disparaisse complètement des radars. Elle n’a refait surface qu’en 2026, après une longue enquête menée par le spécialiste Curated.

Une Ferrari qui a fini sur les pieds de Jordan

L’histoire devient encore plus intéressante lorsque l’on quitte le garage pour entrer dans une boutique de sneakers. La 550 Maranello a directement inspiré Tinker Hatfield pour dessiner l’Air Jordan XIV : cuir matelassé, détails évoquant les pneumatiques et même le fameux écusson du Jumpman reprennent certains codes de la Ferrari. Et ce n’est pas une simple anecdote de designer : Jordan portera ensuite cette paire lors du sixième match des Finales NBA 1998, celui du fameux « Last Shot » contre Utah. La Ferrari qui l’avait accompagné un an plus tôt se retrouve donc indirectement liée à l’une des images les plus célèbres de sa carrière.


Côté automobile, cette 550 reste une belle représentante de la Ferrari des années 1990. Son V12 atmosphérique développe 485 ch et entraîne les roues arrière via une boîte manuelle à six rapports. Surtout, son habitacle avait été adapté au gabarit de Jordan, qui mesure 1,98 m, avec notamment des rails de siège rallongés et un rembourrage plus fin. Sa plaque « MJ 5 » et sa présence dans le documentaire The Last Dance ajoutent quelques lignes à son CV. Elle sera proposée aux enchères en septembre avec une estimation comprise entre 700 000 et 1,3 million de dollars. Une somme qui en dit finalement autant sur la valeur du nom Jordan que sur celle de la Ferrari elle-même.