Les négociations budgétaires approchent, et chacun y va de sa petite ou grande idée. Il y a celles qui sont clairement affichées, comme des totems, et celles qu’on laisse percoler discrètement dans la presse, sous couvert d’anonymat. Tel un ballon d’essai dont on veut se protéger des dégâts, s’il explose en vol.

Un élément qui revient dans le débat, c’est l’idée de taxer les revenus locatifs des propriétaires. Dans l’absolu, pourquoi pas ? Un revenu est un revenu, pourquoi l’un serait taxé et pas un autre ?

Voici l’idée de Maxime Prévot pour avoir un conclave budgétaire plus apaisé

Sauf que cette idée néglige le quotidien et la réalité de centaines de petits propriétaires. Posséder un bien, l’avoir payé durant des années et en tirer un petit revenu complémentaire pour s’offrir un peu de confort durant ses vieux jours n’est pas une insulte au fisc ! N’oublions pas que l’achat d’un logement passe déjà par le paiement des droits d’enregistrements, sans oublier le précompte immobilier annuel.

D’ailleurs, l’augmentation constante de celui-ci pousse de plus en plus de propriétaires à penser à la vente de leur bien. Car certains ne s’y retrouvent plus, tout simplement. Avec une taxation supplémentaire, ne resteront que les professionnels de l’immobilier, qui n’hésiteront pas à faire grimper les loyers. Et les victimes ? Les petits locataires, bien sûr.

Georges-Louis Bouchez a tracé sa ligne rouge pour le budget mais il assure que « ce gouvernement ne tombera pas »

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.