L’intéressée est déjà connue de la justice. En effet, puisqu’en mars 2019, elle a écopé d’une peine de cinq ans de prison, dont quatre de prison ferme, pour participation à une activité terroriste, infraction terroriste et abus de confiance.
Un otage qu’elle égorgerait…
En 2016, Anissa s’est radicalisée en consultant des sites Internet. Sur Facebook, elle partageait de la propagande et parlait des sujets terroristes sur des messageries plus « discrètes ». Elle était en contact avec plusieurs personnes connues pour leur radicalisation.
Elle a évoqué à plusieurs reprises son désir de mourir en martyr et de commettre un attentat à l’arme blanche. Elle avait prêté allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi et rédigé un testament.
Elle avait utilisé le passeport d’une amie qui travaillait au SPF Finances pour tenter de se rendre en Syrie. Elle a été arrêtée puis remise en liberté conditionnelle alors qu’elle avait déjà tenté une première fois de se rendre en Syrie, elle a, une nouvelle fois essayé de passer les frontières avec le visa de son amie.
Malgré cette solide mise en garde, Anissa s’est encore fait remarquer en 2023. En effet, la Liégeoise qui était au volant d’un véhicule, a menacé d’écraser un piéton qui se trouvait sur le trottoir car ce dernier l’empêchait d’y monter !
Alors qu’elle se trouvait proche de la police, elle a déclaré « S’il faut que je prenne quelqu’un en otage et que je l’égorge sa mère et ben je vais le faire. » Une phrase que les magistrats n’ont pu retenir comme étant une menace sanctionnée par le Code pénal.
Anissa ne s’est pas présentée devant la cour d’appel pour expliquer son comportement, elle a été condamnée par défaut.