« C’est une grande fierté qu’un acteur de référence comme Lagardère Media News choisisse de faire confiance à un nouveau média axé sur le digital, les jeunes et l’investigation », qui va ainsi « continuer à se professionnaliser », a déclaré à l’AFP M. Tegnér.
Il reste premier actionnaire de la société éditrice de Frontières, Artefakt, et conserve le contrôle du média.
Interrogé sur le fait que Frontières intègre ainsi la galaxie Bolloré, M. Tegnér a répondu: « Ca nous permet en effet d’intégrer un écosystème médiatique qui est puissant, en ayant une offre complémentaire, l’investigation ».
« On va développer différentes synergies avec des médias du groupe au sens large », a-t-il ajouté.
« J’ai vendu pour solder mon endettement » : Arnaud Lagardère règle ses comptes avec le fiscFrontières débarque dans la Tour Lagardère
La rédaction de Frontières va s’installer dans la « Tour Lagardère » à Paris, qui abrite déjà CNews et Europe 1. Et « 100% Frontières » va être également diffusée le vendredi sur CNews, alors qu’elle l’est déjà du lundi au jeudi.
Selon M. Tegnér, le « projet moteur » de la prise de participation de Lagardère News dans Frontières est le lancement fin septembre d’un nouveau média, « L’Indiscret », un « mix entre le Canard enchaîné et les lettres d’informations confidentielles » comme La Lettre ou Politico.
Publié en ligne chaque mardi à 20h, il « enquêtera sur les coulisses de la politique, les réseaux d’influence, l’économie ».
Très présent sur les réseaux sociaux, Frontières se décline en version papier, numérique et en vidéo, et se qualifie de « média de combat », revendiquant le créneau de l’enquête et du reportage de terrain, images choc à l’appui.
En juin, M. Tegnér avait été condamné à six mois de prison avec sursis et 10.000 euros d’amende après la divulgation dans une enquête de Frontières des données d’avocats spécialisés en droit des étrangers.
Par ailleurs, une enquête a été ouverte en août après la prise à partie de M. Tegnér sur l’île de Groix (Morbihan) par un groupe de personnes, qui étaient selon lui des militants « antifas ».
La revue de Michel Onfray « Front populaire » tombe entre les mains de Vincent BolloréLagardère News vient de racheter « Front Populaire »
Fin août, la revue Front populaire, fondée par l’essayiste Michel Onfray, avait également été rachetée par Lagardère News selon un document dont l’AFP a eu connaissance.
Lagardère Media News, contrôlé par Louis Hachette Group, dont le groupe Bolloré est le principal actionnaire, a pris 90 % du capital des Éditions du Plénïtre, qui éditent Front populaire et dont Michel Onfray conserve 10 %.
Le magazine « VSD » racheté par l’entrepreneur Vianney d’Alançon
D’autres médias, comme VSD, ont également été rachetés par des entrepreneurs proches de Vincent Bolloré. C’est le cas de Vianney d’Alançon, qui a lancé en 2021 le Rocher Mistral, sorte de Puy du Fou provençal, et a repris l’ESJ Paris. Il s’est associé, pour cette acquisition, à plusieurs entreprises appartenant au giron de milliardaires conservateurs, dont Vincent Bolloré.
L’achat de VSD, qui revendique quelque 40 000 ventes mensuelles et affiche un résultat positif, représente le premier rachat d’un média par l’homme d’affaires Vianney d’Alançon.