
©Olivier Pirard
« Quand on va à la mer, je ne fais pas forcément attention aux sauveteurs qui sont là. On a l’impression qu’ils ne font rien d’autre que de regarder la mer, qu’ils ne servent pas à grand-chose. Mais, en fait, on se rend compte qu’ils ont énormément d’interventions », explique Sandrine Corman. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : rien qu’à Blankenberge, 350 personnes sont recherchées chaque année.
Qu’est-ce qui vous a le plus impressionné pendant ce tournage auprès des sauveteurs ?
« J’ai adoré l’esprit d’équipe. Ils prennent les choses très à cœur et de manière très professionnelle. J’ai été impressionnée par leur réactivité lorsqu’il se passe quelque chose. Ils ont tous des talkies-walkies et ils se rendent rapidement sur place alors que les plages sont quand même très longues. »
Y a-t-il eu des moments stressants pour toi pendant le tournage ?
« À un moment donné, on a dû faire un exercice en mer et il y a eu une réelle urgence. Un groupe d’ados étaient en difficulté. Deux filles ont vraiment failli se noyer. Avec les sauveteurs, on a donc couru vers la jeep, grimpé à l’intérieur, zigzagué sur la plage avec les sirènes. Ensuite, ils ont plongé pour les sortir de l’eau. Elles étaient traumatisées. Là, j’ai eu un fameux coup de stress. »
Est-ce un métier qui aurait pu vous plaire ?
« Maintenant que j’ai vu comment ça se passait, franchement, oui ! Je trouve ça génial. On est à la plage, les pieds constamment dans le sable ou dans l’eau, il y a une ambiance de colo. C’est très chouette. »
Est-ce que d’avoir vu le travail des sauveteurs vous a rassuré ?
« Complètement. Ça m’a fait prendre conscience qu’il y a des dangers partout. Quand on va en vacances et qu’on est sur la plage, on est un peu déconnecté mais, il faut toujours vigilant parce que les enfants peuvent se perdre ou se noyer. Ça peut aller vite. »
Vous avez sorti votre pull rouge pour l’occasion. C’était instinctif de choisir cette couleur ?
« Tout à fait ! Je me suis dit que je n’allais pas mettre un maillot comme Pamela Anderson dans Alerte à Malibu parce que je n’ai pas les mêmes attributs ! (rires) Puis, ce n’est plus de mon âge. Mais, j’avais quand même envie d’avoir une tenue sportive donc j’ai un short et un pull car à la mer, il y a beaucoup de vent. Je n’avais pas spécialement envie de me dévêtir plus que ça. Mais, en tout cas, je suis nature. Je n’avais d’ailleurs pas de maquilleuse, je suis restée moi-même. Ça n’a pas de sens d’être sur la plage super apprêtée. »
À la radio, il vous arrive de ne pas vous maquiller. Vous avez toujours revendiqué un côté très naturel : est-ce que vous vous fichez aujourd’hui du regard des autres et des diktats autour de l’apparence ?
« J’ai toujours été comme ça. Parfois, je n’ai pas le temps de me maquiller le matin et tant pis, je pars comme ça. Franchement, pour quelqu’un qui a 46 balais, je me trouve encore pas trop mal naturelle. Je trouve que la génération d’aujourd’hui est trop préparée, trop pimpée. Je trouve que la beauté naturelle, c’est bien mieux. »
Vous sentez-vous plus à l’aise sur des skis ou à la plage ?
« À la plage, quand même ! J’ai commencé à skier hyper tard donc je n’ai pas un super niveau. Mais bon, j’aime relever tous les défis. Après avoir suivi les sauveteurs en mer, je suivrai les pompiers. C’est pas mal non plus ! »
Vous avez présenté de grands divertissements sur de grands plateaux. Ces dernières années, on vous voit davantage sur le terrain, en immersion. Est-ce que ça correspond davantage à ce que vous voulez faire aujourd’hui à la télé ?
« J’adore les deux. Dans Starmaker, j’étais super à l’aise. J’aime diriger un plateau. Mais, je pense que l’immersion est plus dans l’air du temps. C’est ce que les téléspectateurs veulent voir. Et, ça me convient super bien. Je suis curieuse de nature et j’aime les gens. Aussi, je n’ai pas peur de me mouiller. Je m’en fous si j’ai l’air un peu ridicule. »
Est-ce que vous avez l’impression qu’avec les années l’image que les téléspectateurs ont de vous a changé ?
« Oui, peut-être… Quand je présentais les gros primes, les gens disaient peut-être que j’étais un peu inaccessible. Ils avaient l’image de la grande blonde, un peu glamour. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, c’est différent. Je partage tout de ma vie de famille. On me voit repasser mon linge, m’occuper de mes enfants, conduire mon fils au sport, etc. J’ai l’air aujourd’hui beaucoup plus accessible grâce à ça. D’ailleurs, je reçois beaucoup de messages de gens qui mamans qui me disent que je les inspire. Ça me touche beaucoup. J’ai envie d’avoir cette image de la bonne copine. »

©Olivier Pirard