À travers cette exposition, le photographe propose une expérience qui s’éloigne de la recherche de la netteté et de la représentation fidèle du réel. Ici, le flou devient au contraire un langage, une matière et une manière de questionner notre perception.

« Regarder au-delà de la forme »

« Le flou, ici, est une matière à penser, un outil sensible qui interroge notre rapport au visible », explique Michel Akrich. Pour l’artiste, il permet de « regarder au-delà de la forme » et d’accepter l’instabilité comme une source de création.

En troublant la perception, le flou ouvre ainsi un espace où peuvent se mêler ressenti, doute, silence et surgissement.

Entre présence et absence

Les différentes séries présentées explorent chacune un seuil, entre présence et absence, mouvement et fixité. Les photographies sont issues d’un acte pensé comme une pratique à la fois poétique et contemplative, dans laquelle l’artiste renonce en partie au contrôle pour laisser apparaître l’incertitude.

Loin d’être une imperfection à corriger, le flou devient alors un moyen de révéler la porosité du réel. Les formes se dissolvent, les repères vacillent et le regard est invité à prendre son temps.

L’abstraction et le bleu, particulièrement présents dans cet univers photographique, participent eux aussi à cette invitation à sortir du visible immédiat.

Vernissage le jeudi 10 septembre, de 18 h à 20 h 30, rue des Escaliers-Sainte-Anne, dans la cour Maria Casarès, à deux pas du cinéma Utopia.Plus d’infos : 06 65 64 60 49, [email protected]

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