Yasmine Meziani

Par Yasmine Meziani

Publié le 04 septembre à 15h13

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Face à l’automatisation croissante des tâches par l’IA, experts et recruteurs s’interrogent sur les conséquences pour les jeunes sur le marché du travail.


Ce vendredi, dans « 15 minutes pour tout comprendre », le débat a porté sur l’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi des jeunes. L’IA peut-elle prendre la place des juniors sur le marché du travail ? Deux experts ont éclairé la discussion : Michel Herquet, expert en intelligence artificielle et directeur de YUMA, et Vincenzo Carrabs, directeur de Michael Page.

Des tâches de plus en plus automatisables

Aujourd’hui, « une grande partie des tâches associées à beaucoup de métiers, dans lesquels on va retrouver des juniors, peuvent être en partie, ou en totalité, automatisées avec de l’IA », précise Michel Herquet.




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Il cite notamment l’administration, la consultance ou encore la finance. Parmi les activités concernées : la production de documents, l’analyse de documents, la synthèse ou encore le support client. « Ce sont des tâches, qu’aujourd’hui, on pense pouvoir partiellement automatiser avec de l’IA », ajoute-t-il.

Embauche des jeunes : ce que constatent les recruteurs

Les entreprises recrutent-elles moins de jeunes lorsque l’Intelligence artificielle peut effectuer certaines tâches à leur place ? Vincenzo Carrabs, répond : « Ils n’embauchent pas moins de jeunes ». Selon lui, les entreprises cherchent surtout « un moyen d’améliorer leur efficacité au niveau financier ».

La première étape consiste donc à vérifier « si la tâche ne peut pas être remplacée par un outil IA ». Ce processus prend « jusqu’à 7 mois », précise le directeur de Michael Page. « Et peut-être qu’ils reviennent à l’humain après. Mais en tout cas la première étape c’est d’essayer de voir si c’est possible de la remplacer », conclut-il.



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Michel Herquet souligne que certaines missions restent difficiles à confier à l’IA. « La gestion d’équipe, de client, la compréhension fine des rouages de l’entreprise sont des choses qu’on acquiert avec l’expérience et sont plus difficiles à communiquer à l’IA », observe-t-il.

Cette segmentation des tâches, entre ce qui est facilement faisable avec l’IA et ce qui ne l’est pas, a donc tendance « à être en faveur des seniors plutôt que des juniors », note l’expert. Mais il rappelle un atout des jeunes : « Il ne faut pas oublier que les jeunes ont des facilités et des capacités d’adaptation et d’adoption des nouvelles technologies », conclut Michel Herquet.



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