L’augmentation de la TVA à partir du 1er mars est par contre maintenue pour les séjours à l’hôtel ou au camping ainsi que pour les pesticides.
Une période transitoire est prévue pour l’hébergement touristique. Dans un arrêté royal pris par le ministre des Finances Jan Jambon, il est précisé que le taux de TVA de 6 % restera d’application pour les séjours à l’hôtel ou au camping réservés avant le 1er mars et ayant lieu avant le 1er juillet. Les nuitées réservées à partir du 1er mars ou effectuées à partir du 1er juillet seront donc soumises à un taux de TVA de 12 %.
La réforme du chômage entre officiellement en vigueur
La réforme du chômage, incluse dans la loi-programme adoptée en juillet dernier à la Chambre, entrera officiellement en vigueur ce dimanche. Celle-ci prévoit la limitation dans le temps des allocations de chômage à deux ans maximum. Une sortie progressive pour les personnes déjà concernées par cette limitation est par ailleurs prévue dès ce début d’année.
Selon cette réforme, les personnes qui auront travaillé au moins un an au cours des trois dernières années pourront obtenir un an d’allocations. Ensuite, chaque période de quatre mois supplémentaires travaillés donnera droit à un mois supplémentaire d’allocations.
Les personnes qui ont déjà atteint le plafond de deux ans avant le 1er mars 2026 ont été ou seront prévenues par courrier, par l’Onem, les informant de la fin de leurs allocations. Au total, près de 168.000 personnes devraient être exclues d’ici au 1er juillet 2027, selon les derniers chiffres de l’administration fédérale.
Une dérogation est prévue, sous conditions, pour les plus de 55 ans. Il leur faudra justifier 30 ans de carrière, au moins à mi-temps. Cette condition de carrière passera à 35 ans à partir de 2030.
La limitation ne concerne pas les demandeurs d’emploi avec une allocation de sauvegarde, les travailleurs des arts, ceux des ports et les pêcheurs de mer reconnus, les demandeurs d’emploi qui relèvent du régime de chômage avec complément d’entreprise (RCC) et les travailleurs en situation de handicap occupés sans interruption depuis le 1er juillet 2004 dans un atelier protégé. Une solution à court terme est par ailleurs annoncée pour les aidants-proches qui risquent d’être exclus au 1er mars.
Exclusion du chômage: un répit provisoire pour les aidants proches
Quant aux montants octroyés, la dégressivité sera accrue avec notamment la mise en place, pour la deuxième année, d’un montant forfaitaire adapté à la situation, notamment familiale, du chômeur.
Walibi augmente ses tarifs face à la hausse d’une taxe communale
Les prix des billets et abonnements des parcs d’attractions Walibi et Aqualibi connaîtront une augmentation de plusieurs euros dès ce dimanche en raison d’une hausse d’une taxe communale visant les parcs d’attractions sur le territoire de Wavre. L’Aventure Parc, également installé sur la commune brabançonne, est par ailleurs concerné par cette taxe, qui grimpe de 2 à 3,5 % et n’était jusqu’ici imposée qu’à Walibi.
Les billets (non datés) achetés pour la période jusqu’au 17 mai (« early bird ») pour le parc au kangourou passeront dès le 1er mars de 54 à 56 euros. Le prix passera à 58 euros pour les tickets après le 17 mai. Les billets pour les enfants, les seniors et personnes en situation de handicap resteront pour leur part à 46 euros avec la promotion « early bird » et à 49 euros sans.
Les abonnements pour Walibi grimperont de 150 à 155 euros pour un an, et ceux incluant le parc aquatique voisin, Aqualibi, passeront de 230 à 240 euros.
Les tarifs journaliers évolueront aussi pour Aqualibi. Pour un billet non daté, il faudra débourser 36 euros contre 32 euros auparavant. Les tickets pour les seniors et personnes en situation de handicap seront à 30 euros et ceux pour les enfants de moins de 1m20 resteront à 14 euros.
La prime trampoline offre un droit limité aux allocations en cas de démission
La « prime trampoline » ou droit au rebond prévoit dès ce dimanche à tout travailleur ayant décidé d’abandonner son emploi après 10 ans d’activité de bénéficier, sous conditions, d’un droit aux allocations allant jusqu’à douze mois. La mesure avait été approuvée en juillet dernier dans le cadre de la loi-programme.
Concrètement, toute personne justifiant un passé professionnel d’au moins 3.120 jours de travail (environ 10 ans) au moment de sa démission pourra demander, une seule fois dans sa carrière, à bénéficier d’un droit au rebond. Il devra faire cette requête dans un délai de 30 jours après la notification de la décision administrative d’exclusion pour abandon d’emploi.
Le travailleur obtiendra ainsi un droit aux allocations de six mois, mais cette période pourra être prolongée à douze mois s’il suit une formation à un métier en pénurie dans les trois premiers mois de son indemnisation.
L’objectif affiché du gouvernement fédéral est de permettre à un travailleur qui se sent coincé dans son activité professionnelle de s’orienter vers une nouvelle fonction et d’éviter ainsi un épuisement professionnel.
L’aide sociale restreinte pour les cohabitants
À partir de ce 1er mars, un CPAS qui reçoit une demande d’aide sociale de la part d’une personne cohabitante devra prendre en considération l’ensemble des revenus des personnes vivant sous le même toit. Le Conseil d’État avait estimé que cette mesure représentait un recul de la protection sociale et que l’impact sur la population n’était pas suffisamment chiffré, mais le texte n’a pas été modifié.
Selon l’arrêté royal publié en janvier, les personnes qui étaient déjà bénéficiaires du droit à l’intégration sociale verront leurs droits modifiés soit « à partir de la prochaine révision de leur dossier, soit dans le cadre de la révision annuelle, soit à la suite de nouveaux éléments justifiant une révision. »
Jusqu’ici, les aides sociales pour les adultes cohabitants pouvaient être cumulées sans restriction. Certaines familles dont plusieurs adultes vivent sous le même toit bénéficiaient dès lors de prestations sociales plus importantes.
Pour déterminer le revenu minimum, les CPAS devront désormais prendre en compte non seulement les ressources des cohabitants, mais aussi celles des parents, grands-parents, enfants majeurs, petits-enfants, beaux-enfants et beaux-parents lorsqu’ils vivent ensemble.
La ministre de l’Intégration sociale Anneleen Van Bossuyt (N-VA) a invoqué la « primauté de la solidarité familiale sur la solidarité étatique » pour justifier cette réforme.