« On a, au PS, une très belle histoire, mais on ne peut pas surfer uniquement sur le passé »
Par G.G.
SI
Où en est la refondation du PS ?
On a démarré en mars de l’année dernière. Ça fait un an et demi qu’on y travaille. On a eu une longue phase sans tabou où on a demandé aux militants, aux sympathisants et même à des gens qui ne sont pas proches du PS de nous dire ce qu’ils pensent du parti et des grands sujets : travail, emploi, pouvoir d’achat, services publics, climat, école… À partir de là, on reconstruit le projet que les socialistes veulent porter lors des prochaines élections. On aboutira au tout début de l’année prochaine.
Cela peut-il aller jusqu’à un changement de nom ou d’image du parti, comme annoncé par le passé ?
On travaille sur tout. C’est presque une opération démolition-reconstruction, même si on ne va pas démolir ce qui fonctionne. On n’est pas dans la situation du CDH à l’époque, qui était au bord de la disparition et est devenu Les Engagés. Les gens nous disent : on ne vous demande pas d’arrêter d’être socialistes. Au contraire, on a besoin des socialistes plus que jamais pour défendre le travail, le pouvoir d’achat, le climat, l’école… Mais on nous demande d’être authentiquement nous-mêmes et de faire une espèce de retour aux sources. On a une très belle histoire, mais on ne peut pas surfer uniquement sur le passé. Il faut actualiser cet esprit en fonction des grands enjeux de notre époque.
« On n’est pas dans la situation du CDH à l’époque, qui était au bord de la disparition et est devenu Les Engagés »
« La Première ministre danoise m’a répondu »
Par G.G.
Vous aviez écrit à la Première ministre danoise, socialiste elle aussi, en vous offusquant qu’elle soit sur la même ligne que Giorgia Meloni. Elle vous a répondu ?
Oui, elle m’a répondu très poliment. Je lui avais écrit en disant que je ne trouvais pas correct de se taper dessus entre socialistes, puisqu’elle attaquait le Premier ministre espagnol. Elle m’a dit qu’elle serait très heureuse qu’on se voie et qu’on puisse en discuter. Les socialistes, c’est une famille européenne et mondiale. En famille, on a le droit de se disputer de temps en temps et ensuite d’essayer de discuter, de réparer et de retrouver de bonnes bases. On se verra bientôt lors d’une réunion des leaders socialistes européens et ce sera l’occasion d’avoir une franche discussion.