Après plusieurs rediffusions cet été, Cauchemar en cuisine revenait avec un numéro inédit ce vendredi 4 septembre. Philippe Etchebest s’est rendu à Saint-Bonnet-en-Champsaur dans les Hautes-Alpes pour aider Stéphane et Béatrice dans leur restaurant qu’ils ont repris il y a trois ans. Lui en tant que gérant et en salle, elle aux fourneaux. Malgré leur investissement, l’établissement rencontrait de nombreuses difficultés.

Au point que le couple a demandé à placer leur établissement en redressement judiciaire et a fait appel au juré de Top Chef pour remettre sur pied leur affaire. Des difficultés financières qui cachaient aussi un mal-être au sein du couple. Mais après l’intervention de Philippe Etchebest, la situation semble s’être bien améliorée.

« Je ne me reconnais plus » : en larmes, Béatrice se confie à Philippe Etchebest dans Cauchemar en cuisine

Après un premier test de la carte, un tour en cuisine et un visionnage d’un service du soir, Philippe Etchebest a constaté plusieurs points négatifs : peu de luminosité et de décoration en salle, une mauvaise gestion des stocks, une communication compliquée parfois au sein du couple, une carte sans produits de saison et avec peu de plats locaux, un frigo pas dégivré…

Lors d’une discussion en tête à tête avec Béatrice, celle-ci a craqué et fait part de son désarroi. « Je ne me reconnais plus », a-t-elle lâché, en larmes. « J’ai eu envie de partir plus d’une fois mais je ne peux pas car j’ai envie de sauver le restaurant et notre couple », a-t-elle martelé. S’il reconnaît ses torts, Stéphane s’est dit prêt à changer.

Sept mois après le tournage, il continue d’appliquer les conseils de Philippe Etchebest, notamment en termes d’organisation. « On a beaucoup bossé. Cela nous a remis dans la bonne direction qui laisse entrevoir de beaux jours. Ça nous a sauvé la vie », nous a confié le gérant.

Cauchemar en cuisine : Stéphane et Béatrice ont changé leur carte depuis le passage de Philippe Etchebest !

Aidé de professionnels, Philippe Etchebest a lancé quelques travaux pour moderniser l’établissement de Stéphane et Béatrice. Mais il a aussi concocté un plat à mettre à la carte de leur restaurant, des oreilles d’âne (un plat régional à base d’épinards et de béchamel dans une crêpe). Un plat que la jeune femme « voulait revisiter depuis longtemps » mais sans savoir comment.

« En cuisine, Philippe Etchebest a libéré ma femme. Aujourd’hui, elle arrive à faire d’autres choses, comme des ravioles, avec des produits de la vallée. Il y a des choses qui fonctionnent et d’autres pas mais elle teste et on avance ! », nous assure Stéphane. Quant à lui, il « commence à avoir des idées de choses à améliorer, notamment en décoration ».

Cauchemar en cuisine : Où en est le redressement judiciaire du restaurant de Stéphane et Béatrice ?

Dans l’émission, Philippe Etchebest découvrait que le couple avait accumulé plus de 120 000 euros de dettes malgré plusieurs efforts entrepris, et avait donc demandé un placement en redressement judiciaire. Là encore, la situation a évolué. « En juin, je suis passé au tribunal de commerce après un an d’observation et comme il n’y avait pas de dette supplémentaire, notre plan de redressement a été accepté », se réjouit Stéphane.

« On est toujours debout, grâce au chef et ses équipes. S’il n’avait pas été là, je ne sais pas où on en serait », assure-t-il. D’ailleurs, le dossier est toujours suivi par l’entreprise Rivalis. « Quant à Philippe Etchebest, j’ai raté son coup de fil il y a peu mais on reste en contact. On n’est pas lâchés dans la nature, c’est la bonne surprise ! », poursuit l’entrepreneur.

Cauchemar en cuisine : Stéphane et Béatrice ont-ils suivi les formations promises par Philippe Etchebest ?

Avant de les quitter, Philippe Etchebest leur a trouvé chacun une formation pour continuer de se perfectionner. « On bosse beaucoup, on a du mal à trouver des moments pour les faire. Mais on va les suivre », nous assure Stéphane.

S’ils ont toujours un emploi du temps bien rempli, Stéphane et Béatrice ont cependant réussi à se dégager plus de temps libre pour leur famille. « On a réorganisé notre façon de travailler. Ce n’est toujours pas la folie mais c’est un peu mieux. Là, par exemple, on vient de prendre un peu de vacances avec les enfants sans se demander comment on allait payer les factures car on savait qu’on y parviendrait », nous confie le restaurateur.

Un bilan donc très positif. « Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seconde ! Je suis optimiste », conclut Stéphane.