La réforme touche bien à l’ensemble de l’accompagnement des demandeurs d’emploi. Selon les propos du ministre, cette réforme doit « construire un accompagnement plus structuré et plus cohérent ».

Et donc, ceux qui ne collaboreraient pas pleinement en paieront les conséquences. Le ministre était interrogé au Parlement wallon sur cet aspect des choses par le chef de groupe PTB, Germain Mugemangango. Ce dernier voulait connaître « les faits ou comportements susceptibles de constituer une absence de collaboration ».

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Pierre-Yves Jeholet dans sa réponse est resté assez vague, expliquant qu’une absence de collaboration était « le fait de refuser explicitement de participer au parcours mis en place par le Forem ». Mais aussi « le fait de ne pas participer activement au parcours de manière répétée ou manifeste, compromettant ainsi la mise en œuvre des actions prévues ».

Pas de mécanisme automatique

Il insiste surtout sur le fait que cette absence de collaboration de la part du demandeur d’emploi « ne se réduit pas à un acte isolé ni à un mécanisme automatique. Elle s’apprécie sur la base de l’ensemble du parcours du chercheur d’emploi et de sa participation effective aux actions prévues dans son plan d’action personnalisé ». Néanmoins, une procédure visant à exclure du Forem un demandeur d’emploi pourra être mise en place si celui-ci ne se présente pas à deux rendez-vous sans prévenir le Forem et sans justifier « valablement » cette absence.

Par contre, il n’y aura aucune sanction si le demandeur d’emploi présente des difficultés liées « à la santé, à la mobilité, au logement, à la maîtrise du français ou à l’accès au numérique ».

Enfin, un demandeur d’emploi qui serait exclu du Forem pourra quand même faire appel de la décision.