Le télescope Hubble en orbite. Photo: NASA
Satellites-espions
À ce moment, le gros projet de télescope spatial de la NASA était celui qui deviendrait le James-Webb, dont la facture projetée était déjà de 8,7 milliards $, et atteindrait les 10 milliards $ lorsqu’il serait finalement lancé, en 2021.
Le WFIRST, rappelle le Scientific American, serait donc resté dans les limbes, sans cette offre inattendue.
On ne sait pas grand-chose des activités «spatiales» de ce National Reconnaissance Office (NRO), sinon qu’il existait déjà chez lui, dans les années 1990, un programme de satellites-espions appelé Future Imagery Architecture, et qu’il avait bénéficié d’un afflux massif d’argent dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, à New York.
Des enquêtes journalistiques ont par la suite révélé que la compagnie Boeing avait été le principal bénéficiaire, que le programme avait subi des retards et une explosion des coûts (18 milliards $ plutôt que 5 milliards $), au point où il avait été interrompu en 2005 — mais pas avant que l’agence ne se retrouve avec non pas un, mais deux télescopes spatiaux à moitié construits.
Le télescope James-Webb. Illustration: Agence spatiale canadienne
La Terre dans le détail
Le Scientific American ajoutait dans un reportage publié le mois dernier qu’avec un miroir principal de la taille de celui de Hubble, un tel télescope braqué sur la Terre plutôt que vers les étoiles, pourrait voir des objets aussi petits qu’une tasse à café.