Autrefois épicentre de l’épidémie d’Ebola, la zone de santé de Rwampara, dans le groupement Tsere (Ituri), connaît aujourd’hui une amélioration notable grâce à l’implication directe de ses habitants. Après avoir perdu de nombreux proches, plusieurs familles participent désormais activement à la sensibilisation communautaire et au respect des mesures de prévention.
De la résistance à la mobilisation
Au début de la flambée, la résistance d’une partie de la population avait favorisé la propagation du virus, avec jusqu’à dix décès quotidiens enregistrés dans la communauté et à l’hôpital de Rwampara. Certaines familles ont perdu deux, cinq, voire sept proches.
Grâce aux campagnes de sensibilisation menées par les équipes de riposte et les autorités locales, la population a progressivement changé d’attitude. Selon le chef du groupement Tsere, aucun nouveau cas n’a été enregistré ces dernières semaines. Les habitants respectent désormais les mesures barrières et participent eux-mêmes aux activités de sensibilisation dans les villages voisins.
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« La population est aujourd’hui témoin de cette maladie et sensibilise les autres. C’est ce qui a permis de réduire le taux de mortalité à Rwampara. Même si cette prise de conscience est venue tard, chacun sensibilise désormais son entourage. Les cas d’Ebola sont devenus rares, mais nous ne devons pas baisser la garde », a déclaré Zamundu, chef du groupement Tsere.
Malgré ces avancées, des zones comme Nizi, Lopa, Iga, Miala, Soleniama et Mungamba, dans les territoires d’Irumu et de Djugu, restent marquées par une résistance communautaire qui complique encore la riposte.