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5 sept. 2026 à 17h02
Des centaines d’artistes venus du monde entier ont investi la Ville rose du mercredi 15 au samedi 18 juillet 2026, à l’occasion de l’événement Symposium urban sketchers. Pendant quatre jours, ils ont « croqué » sur le vif les bâtiments, les rues et les paysages de Toulouse, livrant chacun leur propre regard sur la ville. Actu Toulouse a recueilli les témoignages de plusieurs d’entre eux et propose de découvrir une sélection de ces œuvres réalisées sur l’instant. Autant de regards singuliers qui racontent l’atmosphère de la Ville rose.
Coucher de soleil sur le Pont Neuf
Sharvey Salkar est venu d’Allemagne pour dessiner la Ville rose. C’était pour lui la première fois qu’il réalisait des croquis dans le sud de la France.
« Même s’il faisait extrêmement chaud, j’ai tout de même pris beaucoup de plaisir à dessiner, car la ville offre de nombreux espaces différents », raconte-t-il.
Plutôt que de se concentrer uniquement sur les lieux les plus connus, il a passé beaucoup de temps à « croquer » les petites rues et places, les endroits moins fréquentés, afin « de faire apparaître sur le papier la véritable essence de Toulouse » et de « rechercher des histoires dans la ville. »
Dans ses dessins, il s’attarde notamment sur la place Saintes-Scarbes, ses maisons aux tons chaleureux et ses cafés, mais aussi sur les nuits calmes le long de la Garonne…
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Mais le temps fort de son séjour reste, sans hésitation, le coucher de soleil depuis le Pont Neuf, qu’il a immortalisé sur le papier. Un dernier moment suspendu, parfait pour conclure son voyage à Toulouse.
« Aujourd’hui, lorsque je regarde cette peinture, elle me rappelle toujours cette soirée paisible au bord du fleuve, avec une brise agréable », conclut-il.

L’artiste Sharvey Salkar, originaire d’Allemagne, a dessiné le coucher de soleil sur le Pont Neuf, lors de sa venue à Toulouse. (©Sharvey Salkar – Allemagne)Regard sur la basilique Saint-Sernin
Originaire de Thaïlande, Nhoo Matthews vit depuis deux ans à Toulouse et en a profité pour participer au Symposium urban sketchers.
C’est d’ailleurs la Ville rose qui lui a donné envie, en 2023, de se lancer pour la première fois dans le dessin urbain. « Ce qui m’a le plus marquée, c’est le contraste entre le calme et l’énergie qui se dégagent des différents endroits : les bâtiments anciens donnent une impression de calme, de stabilité et de patrimoine, tandis que l’activité des habitants, des commerces et des cafés transmet une énergie joyeuse et pleine d’enthousiasme », décrit l’artiste.
Dans ses croquis, elle cherche avant tout à « saisir le charme des lieux ». « Je pense que mes représentations ressemblent davantage à des instantanés qu’à des peintures », poursuit-elle.

Nhoo Matthews a fait le croquis de la Basilique Saint-Sernin à l’occasion du rendez-vous Symposium urban sketchers de 2026 (©Nhoo Matthews)Toulouse à l’encre rose
L’artiste française Marielle Durand, installée à Paris, a eu un véritable coup de cœur pour Toulouse. « J’aurais pu dessiner à chaque coin de rue ! », lance-t-elle.
« Je trouve Toulouse extrêmement intéressante du point de vue du dessin. Les ruelles étroites de sa vielle ville autant que les bords de la Garonne ou du Canal de Brienne sont vraiment aussi agréables que graphiques. J’ai particulièrement aimé l’écluse du Canal de Brienne avec la vue de la Grave au fond, si typique et charmante », relate-t-elle.
Elle poursuit : « Je me suis laissée porter par la douceur des beaux jours qui démarraient, cherchant autant les petites places que les bords de l’eau, la mythique Saint-Sernin, la foule à la Daurade ou encore les ruelles plus calmes de Saint-Cyprien… »
Marielle Durand a également réalisé le livre « À l’ombre de Toulouse », entièrement composé de croquis à l’encre rose, en hommage au surnom donné à Toulouse.

Marielle Durand a réalisé le livre ce livre « A l’ombre de Toulouse », entièrement réalisé de croquis à l’encre rose, hommage au surnom de Toulouse. (©Marielle Durand)Un bateau sur le canal du Midi
Jana Pescador, originaire de Saragosse, en Espagne, et aujourd’hui installé au Pays Basque, a découvert Toulouse à l’occasion de cet événement.
Un voyage qui l’a particulièrement marquée, comme elle l’explique : « Des paysages au bord de la Garonne à l’architecture historique du centre-ville, en passant par les canaux, j’ai été complètement captivée. À tel point que je suis revenue trois semaines plus tard avec ma famille pour leur faire découvrir les lieux que j’avais dessinés. »
Parmi ses croquis, celui d’un bateau sur le canal occupe une place particulière. « J’aime ce croquis parce qu’il me rappelle le moment où j’étais assise au bord du canal, tandis que des gens couraient ou promenaient leurs chiens, tout en discutant avec une autre croqueuse urbaine venue d’Oviedo que je venais de rencontrer ce jour-là », raconte-t-elle.

Jana Pescador a dessiné un bateau sur le canal du Midi lors de sa visite à Toulouse, à l’occasion de l’événement Urban sketchers. (©Jana Pescador)Un Minotaure qui trempe le cahier
Mario Álvarez est un artiste vivant à Valence, en Espagne. Parmi les moments qui l’ont marqué à Toulouse, celui avec le Minotaure de la Halle de la machine, particulièrement mouvementé.
« J’ai vraiment été surpris par l’immense Minotaure de la Halle de la machine. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi grand. […] Le spectacle a commencé en plein milieu de mon dessin et ils ont déplacé la machine. J’ai donc dû continuer à le peindre de mémoire. Heureusement pour moi, cela n’a duré qu’un bref instant et, lorsqu’il est revenu, il nous a recouverts de vapeur d’eau. Il y en avait partout ! Mon carnet de croquis s’est donc retrouvé couvert de toutes ces gouttes d’eau. Rien de grave, juste une histoire de plus à raconter », se remémore-t-il.

L’artiste Mario Álvarez est venu d’Espagne pour dessiner Toulouse. Il y a « croqué » le Minotaure de la Halle de la machine. (©Mario Álvarez – Espagne)
S’il a eu un coup de cœur pour la basilique Saint-Sernin, il a également été marqué par l’instant passé dans le Jardin japonais. « J’ai adoré cette sensation de voir des dizaines de personnes peindre tranquillement au même endroit. Partager le même sentiment et le même moment », relate-t-il.

Mario Álvarez a également dessiné le Jardin japonais de Toulouse. (©Mario Álvarez – Espagne)Au bord du fleuve
Juan Antonio Romero, originaire de Madrid, en Espagne, ne connaissait pas Toulouse avant le Symposium. La découverte de la Ville rose a été pour lui « une très belle surprise ».
« En me promenant dans la ville, je me concentre généralement sur les principaux monuments ainsi que sur les rues et les lieux qui ont quelque chose de particulier, comme la Maison de la violette, le Jardin japonais ou le canal du Midi. Les scènes au bord du fleuve m’ont également beaucoup surpris », explique-t-il.
Le sketcher espagnol n’a pas mangé de lieux pour dessiner : « Il y a énormément d’endroits où l’on peut prendre plaisir à faire des croquis à Toulouse. »

L’artiste venu d’Espagne, Juan Antonio Romero, a entre autres dessiné le canal du Midi. (©Juan Antonio Romero – Espagne)L’architecture brutaliste en croquis
Adrian Foong, qui vit à Berlin, en Allemagne, est un grand amateur de l’architecture brutaliste et a donc été impressionné par la richesse des bâtiments de Toulouse.
Peu surprenant, donc, qu’il ait choisi de dessiner plusieurs bâtiments brutalistes de Toulouse, comme la Caserne Jacques-Vion, qui accueillait alors l’exposition « Ça déborde ! » de l’artiste Mister Freeze.
« Un homme qui m’avait vu dessiner m’en a parlé et m’a ensuite accueilli à l’intérieur. Il s’est avéré qu’il était lui-même sculpteur et qu’il avait également son atelier sur place », raconte-t-il.
Pour ses dessins, Adrian Foong explique aimer « s’attarder sur les détails tout en conservant un trait souple et spontané. » Il essaie également d’intégrer les personnes qu’il voit passer, car cela « apporte beaucoup de vie et de personnalité » à ses croquis.

Adrian Foong s’est attardé sur les bâtiments brutalistes de Toulouse. Ici, la caserne Jacques-Vion. (©Adrian Foong – Allemagne)
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