Depuis plusieurs décennies, les grandes agences spatiales développent des instruments toujours plus performants pour explorer le cosmos. Parmi elles, la National Aeronautics and Space Administration (NASA) joue un rôle majeur dans l’exploration spatiale mondiale. En Europe, l’Agence spatiale européenne (ESA) mène également de nombreuses missions scientifiques, souvent en coopération internationale, afin d’étudier les planètes, les étoiles et les galaxies lointaines.
Chaque semaine, les télescopes spatiaux et les satellites d’observation dévoilent de nouveaux clichés qui permettent de mieux comprendre l’Univers, comme notre planète. Derrière leur beauté se cachent aussi de précieuses informations scientifiques, qu’il s’agisse de l’évolution des galaxies, de la naissance des étoiles ou des conséquences des grands incendies sur l’atmosphère.
Éclipse lunaire, télescope spatial Nancy Grace Roman… les images de la semaine
Un voyage unique pour des images légendaires. « Le télescope spatial Nancy Grace Roman de la NASA révélera bientôt les secrets les plus obscurs de l’univers », présente la NASA. Le but de ce nouvel outil sera « de contribuer à résoudre le mystère de l’énergie sombre, une force qui provoque l’expansion accélérée de l’univers », mais aussi d’étudier la matière noire et les exoplanètes.
« Les capacités d’observation sans précédent de Roman offriront aux astronomes des possibilités quasi illimitées pour explorer toutes sortes de sujets cosmiques », se targue la NASA dans un communiqué. Lancé le 30 août à 7 h 26, heure de l’Est des États-Unis, à bord d’une fusée Falcon Heavy de SpaceX, l’engin a entamé un voyage de trois mois et d’un million de kilomètres vers son orbite finale.
Toujours depuis la Terre, la Lune offrait un spectacle à ravir les plus passionnés d’astronomie. Le 28 août 2026, « la Lune est passée dans l’ombre de la Terre, provoquant une éclipse lunaire partielle importante ». Alors, que s’est-il passé ? Comme l’explique la NASA, « au moment de l’éclipse maximale, 96,3 % du disque lunaire était immergé dans l’ombre de la Terre, la partie centrale et la plus sombre de l’ombre où la lumière du Soleil est totalement bloquée », un spectacle prodigieux visible en Europe occidentale, et immortalisé par la NASA depuis le centre d’assemblage Michoud de la NASA en Louisiane.
Rover Curiosity, « coffre au Trésor » cosmique et sortie spatiale
Sur Mars, le rover Curiosity de la NASA continue de surprendre par ses observations, malgré 14 ans à sillonner la planète rouge. Les clichés ont permis d’observer des cavités larges et peu profondes parsemées dans le substrat rocheux. « Ces cavités sont fréquentes ; lorsque des nodules ou des cailloux résistants s’érodent de leur roche hôte, ils laissent un vide », détaille la NASA. Mais les images de cette semaine constituent un nouvel élément de compréhension des processus ayant affecté cette section rocheuse de la stratigraphie du mont Sharp.
Dans le vide spatial, le télescope James Webb de la NASA offre un nouveau cliché spectaculaire. Il s’agit d’une image infrarouge d’une partie de la nébuleuse de la Carène, une région de formation d’étoiles abritant également les « Falaises Cosmiques ». Cette formation, appelée le « Coffre au Trésor », est « un globule cométaire » qui est « est un nuage isolé de gaz et de poussière, caractérisé par une tête dense et sombre et une longue queue ».
Enfin, Sophie Adenot de l’ESA (Agence spatiale européenne) continue son aventure au sein de la station spatiale internationale (ISS). Lors d’une sortie extravéhiculaire de six heures et 23 minutes (la première sortie extravéhiculaire effectuée par une femme française), elle a achevé, avec l’aide d’Anil Menon, astronaute de la NASA, le démontage de l’antenne Space-To-Ground 2 (SGANT-2). Cette antenne étant incapable de suivre la constellation de satellites de suivi et de relais de données (TDRS).