Relogés tardivement dans deux hôtels
Leur vol avec escale à Dubaï a été annulé à cause de la fermeture de l’espace aérien suite au conflit en Iran. ©Doc
« On s’est retrouvé bloqué à Phuket après l’annulation soudaine de notre vol Emirates à destination de Dubaï, témoignent Nicolas Presti (Grâce-Hollogne) et Julien Dejon (Saint-Nicolas), deux touristes liégeois. Il devait assurer la liaison Phuket – Dubaï avant un retour vers la Belgique. Les passagers étaient arrivés à l’aéroport vers 19h, soit près de cinq heures à l’avance. C’est sur place que nous avons appris que le vol était annulé. On a rapidement découvert que tous les vols au départ de Phuket vers Dubaï étaient bloqués, y compris ceux avec escale dans l’émirat. »
Des familles avec enfants et des personnes âgées font partie des touristes belges qui regrettent ne pas avoir bénéficié d’une assistance immédiate concrète de la compagnie aérienne. « Pas de nourriture, pas de prise en charge, aucune solution concrète. On nous a simplement dit de scanner un QR code pour contacter l’assistance Emirates ou d’appeler un numéro. » Ce n’est qu’à partir de 23h que quelques petites bouteilles d’eau auraient été distribuées, avant que le personnel ne quitte les lieux. « On s’est senti abandonné. Il était presque minuit sans solution d’hébergement. » Les passagers affirment qu’il leur a été indiqué de réserver eux-mêmes un logement, à leurs frais. Finalement, c’est leur agence de voyages (Connections), qui est parvenue à trouver en urgence deux hôtels pour héberger l’ensemble du groupe. « On nous a ensuite rassemblés dans le même hôtel. On fait de la colocation à plusieurs dans les chambres qui restaient. »
Dans le flou sur la suite
Cela a été « la pagaille » à l’aéroport sans aucune assistance de la compagnie aérienne, avant d’avoir une solution de relogement. ©Doc
Ce dimanche matin (16h20 heure thaïlandaise), l’inquiétude grandissait dans les rangs, aucune date de retour n’ayant encore été confirmée. « On est informé au jour le jour sans trop savoir ce qui nous attend. Or, beaucoup d’entre nous doivent reprendre le travail lundi en Belgique, soupirent Nicolas (professeur d’éducation physique) et Julien Dejon (permanent syndical). Il y a diverses professions. Et nous allons devoir prévenir nos employeurs. Nous ne savons pas quand ni comment nous allons rentrer. Des personnes âgées tombent à court des médicaments qu’elles prennent quotidiennement. Ce n’est pas une situation facile à vivre. Maintenant, dans notre malheur, on sait qu’on a eu de la chance. On aurait très bien pu se retrouver à l’aéroport de Dubaï si notre vol avait été prévu plus tôt… »
Le groupe attend désormais des réponses claires et une prise en charge adéquate pour organiser son retour vers la Belgique.