Car le sujet n’est pas nouveau. Dès juin, la Suède et plusieurs pays du nord et de l’est de l’Europe réclamaient déjà un tour de vis. « Je veux qu’il n’y ait plus de week-end shopping. Je veux qu’il n’y ait plus de voyages de luxe en Europe alors que des Ukrainiens meurent sur le champ de bataille », avait déclaré fin juin, le Ministre suédois de la Migration, Johan Forssell lors d’une réunion avec ses homologues européens.

Dans le même temps, la Suède, la Finlande, le Danemark, la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie, la République tchèque, la Pologne, les Pays-Bas ainsi que la Norvège et l’Islande cosignaient un courrier à la Commission européenne pour dénoncer ces touristes russes qui profitent des plages et des stations balnéaires européennes pendant que la guerre continue.

Et il ne s’agit pas seulement quelques dizaines de touristes. En 2025, les pays européens ont délivré plus de 620.000 visas à des ressortissants russes dont 477.000 visas touristiques. Un chiffre en hausse de 10% par rapport à l’année précédente. La France, l’Italie et l’Espagne concentrent à elles seules près des trois quarts des demandes acceptées.