Faut-il s’inquiéter des IA qui « s’échappent » et redouter un scénario à la Terminator ?
Des écarts finalement assez limités entre les trois premiers, mais des services qui ne misent pas tous sur la même chose. Reste donc surtout à voir ce que l’on obtient réellement en payant, pour les formules majoritairement destinées au grand public.
Tout dépend de ce qu’on lui demande
Commençons par le commencement. ChatGPT reste le choix le plus simple pour qui veut toucher à tout, avec un aspect très généraliste. Sa version gratuite sait déjà chercher sur Internet, analyser des fichiers ou créer des images. ChatGPT Plus permet surtout d’aller plus loin avant de buter sur les limites et donne un accès plus large aux fonctions avancées.
Là où Claude joue davantage sa carte, c’est lorsque le travail s’allonge. Un mémoire à reprendre, plusieurs rapports à croiser, un texte que l’on corrige pendant plusieurs jours… C’est aussi là qu’Anthropic a trouvé son filon. Pendant qu’OpenAI touche des centaines de millions de personnes avec un abonnement à une vingtaine d’euros, Claude s’est fait une place chez les professionnels, où les formules peuvent coûter autour de 100 euros.
En attendant, pour sa version intermédiaire, Anthropic promet avec Pro « au moins cinq fois » plus d’utilisation par session que dans la version gratuite, avec en plus l’accès aux projets et à ses différents modèles. Et certains tests vont dans ce sens. Il y a quelques semaines, par exemple, une journaliste du média spécialisé Tom’s Guide a soumis le même texte à ChatGPT, Gemini et Claude. Le résultat ? « Claude m’a donné les meilleurs conseils d’écriture », indique-t-elle. L’IA a également réussi à repérer un problème de structure que les deux autres avaient laissé passer.
Les Belges parlent de moins en moins boulot avec ChatGPT
De son côté, Gemini coûte pratiquement la même chose, mais Google vend plus qu’un chatbot. Pour un peu plus de 20 euros, AI Pro quadruple les limites de la formule gratuite, ajoute des fonctions plus poussées et surtout installe Gemini directement dans Gmail, Docs et les autres services d’Alphabet, la maison-mère. Pour quelqu’un dont une bonne partie de la vie numérique est déjà chez Google, c’est un bon argument.
Reste le sulfureux Grok d’Elon Musk. À 36,30 euros par mois, c’est de loin l’abonnement le plus cher des quatre. Pour justifier l’écart, xAI mise notamment sur ce qui distingue son assistant depuis le départ : un mode « spicy » (« épicé », en français) sans filtre, l’accès aux tendances en temps réel du réseau X et des outils poussés de création vidéo et audio.
À chacun ses points forts
Au fond, difficile de désigner un vainqueur absolu à l’heure actuelle. ChatGPT reste le meilleur couteau suisse, Claude est particulièrement à l’aise avec les textes et les travaux qui durent, et Gemini marque des points chez ceux qui utilisent déjà Google. Grok, elle, conserve un vrai avantage pour ceux qui passent beaucoup de temps sur X, mais son prix le rend plus difficile à recommander.