Après Bruxelles, la ville de Londres est sans doute la plus cosmopolite d’Europe. On y parle plus de 300 langues. Y compris le français, le portugais et l’espagnol, des langues à la mode grâce au football et aux derbys. Tour à tour, Arsène Wenger, José Mourinho et désormais Mikel Arteta se sont érigés en emblèmes victorieux de Londres. Sur les bancs de Chelsea puis Tottenham pour Mourinho, avec Arsenal pour Wenger et Arteta.
Ces trois-là sont en tout cas les entraîneurs à avoir remporté les plus de derbys londoniens dans l’histoire de la Premier League, parmi ceux qui en ont dirigé au moins vingt. Qu’ils aient eu à affronter, les plus petits (Watford, Charton, QPR), les outsiders (Fulham, West Ham, Brentford et Crystal Palace) ou les cadors (Chelsea, Arsenal et Tottenham), ils s’en sont sortis en gagnant la majorité des matchs. La palme revient néanmoins à Mikel Arteta.
Senne Lammens, en superstar dans une école, évoque sa nouvelle vie à Manchester : « C’était la première fois que nous étions confrontés à des paparazzis »62,5 % de succès
Arteta, rois des derbys londonniens ©IPM Graphics
Des 72 derbys disputés depuis son arrivée en 2019, le Basque en a remporté 45. Avec donc un taux de victoire (62,5 %, soit mieux que face aux Non-Londoniens : 58 %) supérieur aux deux autres (voir tableau ci-contre), grâce notamment à cette saison 2025-2026 jusqu’à présent quasi parfaite dans cet exercice. En plus d’avoir battu West Ham et Fulham, Arsenal s’est offert deux fois Tottenham. Seuls Brentford (1-1) et surtout Chelsea (1-1) leur ont résisté.
guillement
Ce que nous avons fait il y a deux semaines ou deux ans n’a plus d’importance.
Les Gunners restent néanmoins sur deux succès de suite (en EFL Cup) face aux Blues, désormais dirigés par Liam Rosenior, le Londonien qui se verrait bien reprendre les clefs de sa ville natale à Arteta, dans un avenir proche. Pour cette saison ? L’écart au classement (16 pts) est trop grand. En revanche, Chelsea pourrait jouer un mauvais tour à son rival, toujours chassé par Manchester City (-6, mais un match de retard).
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« Nous connaissons l’importance de ce match. Ce que nous avons fait il y a deux semaines ou deux ans n’a plus d’importance. Chaque match et chaque contexte sont différents. Mais nous sommes prêts », s’est motivé Mikel Arteta qui, depuis son arrivée à Arsenal, a déjà passé 486 jours en tête du classement… mais seulement 13 pendant le mois de mai.
Une statistique symptomatique de ses difficultés en fin de championnat qu’il tentera d’enfin surmonter, grâce à son écharpe mayorale. Car après Chelsea, Arsenal devra encore défier Fulham, West Ham et Crystal Palace, tous en mai.
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