Dans les refuges, l’été 2026 n’a pas apporté de répit. Chez Sans Collier, les places sont à nouveau prises d’assaut. Mais difficile de mesurer précisément l’évolution des abandons : de nombreuses demandes sont refusées faute de place et ne sont donc pas comptabilisées.
« Comme on est tout le temps complet à ces périodes-là, dans les chiffres, c’est presque impossible de voir s’il y en a plus ou moins », explique Floriane Brackx, directrice de Sans Collier, « on refuse tellement de prises en charge que celles-là, on ne les note pas dans nos statistiques ». Son constat, lui, est sans ambiguïté : « On est complet comme chaque été. Donc clairement, il n’y a pas d’amélioration, ça c’est certain ».
Des chiens qui continuent d’affluer
La situation est particulièrement tendue dans certains refuges. À Péruwelz, 310 chiens avaient déjà été abandonnés ou trouvés entre le début de 2026 et le 10 août, auxquels s’ajoutent 50 chiens issus de saisies. Le refuge, qui dispose d’une capacité de 28 chiens, a dû freiner les nouvelles prises en charge.
À Bruxelles, un refuge indique qu’en moyenne, il reçoit cinq demandes d’abandon par jour.
« Catastrophique en termes de chatons »
Pour Floriane Brackx, l’autre grande urgence de cet été 2026 concerne les chats. « Cet été pour nous, ça a été catastrophique en termes de chatons », témoigne-t-elle.
Le problème est particulièrement lourd lorsque les petits arrivent sans leur mère et avant le sevrage. « Nous devons trouver des familles d’accueil pour les biberonner toute la nuit », explique la directrice. Une prise en charge qui implique aussi une alimentation spécifique et davantage de soins, « C’est un coût apporté pour l’ASBL qui est énorme ».
Pour la directrice de Sans Collier, la prévention reste pourtant la clé : « C’est essentiel de stériliser son chat pour éviter ce genre de situation qui, chaque année, ne fait qu’empirer », insiste-t-elle. Malgré l’obligation légale, elle ne constate « pas de réelle amélioration ».
Les communes qui financent des campagnes de stérilisation vont dans la bonne direction, estime-t-elle, mais les moyens restent insuffisants, « C’est la seule solution pour s’en sortir. Mais malheureusement, à ce stade-ci, ce n’est pas encore suffisant ».