Ce type de cambriolage n’est pas isolé. Des malfaiteurs profitent régulièrement du décès d’une personne, ou du moment précis des obsèques, pour s’introduire dans le domicile du défunt ou dans celui de ses proches, sachant leurs occupants absents et prévisibles sur un créneau donné.

Funérailles de Philippe Bouvard : le dernier hommage à la plus impertinente des Grosses Têtes« Une mine d’or pour les cambrioleurs »

L’avis de décès, publié dans la presse locale ou en ligne, constitue souvent « une mine d’or pour les cambrioleurs », confirment les zones de police locales. Toutes les informations qui y sont communiquées (identité du défunt, situation familiale, l’heure et le lieu de la cérémonie) permettent à des cambrioleurs de cibler une adresse et un horaire précis.

Plusieurs réflexes recommandés par les professionnels du funéraire et les forces de l’ordre, permettent de limiter ce risque. Parmi ceux-ci, le fait d’éviter de mentionner l’adresse du défunt ou de la famille dans l’avis de décès. De plus en plus d’entreprises de pompes funèbres proposent d’y faire figurer leur propre adresse pour la réception des condoléances, plutôt que celle du domicile.

Autre conseil : vérifier la fermeture des portes et fenêtres, aussi bien du logement du défunt que de celui des proches qui se rendent à la cérémonie, faire garder le domicile du défunt pendant les obsèques, en sollicitant un proche, un voisin ou un service de gardiennage.

Mort de Philippe Bouvard à 96 ans : « Pour moi, les Belges, ce sont des Français heureux de vivre et pas honteux de l’avouer »Eviter les détails sur les réseaux sociaux

Il est enfin recommandé de rester vigilant dans les jours qui suivent, en organisant des passages réguliers d’un proche ou d’un voisin au domicile resté vacant, et limiter la diffusion de détails pratiques sur les réseaux sociaux (adresse, absence prolongée, organisation familiale), qui peuvent servir les mêmes intentions malveillantes qu’un avis de décès mal rédigé.