Louis Vandendriessche

Par Louis Vandendriessche

Publié le 07 septembre à 09h15

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Gérante d’un magasin Zeeman dans le centre-ville de Namur et déléguée syndicale, Laetitia travaille depuis 16 ans pour l’enseigne. Entrée comme vendeuse avant de gravir les échelons, elle témoigne des salaires pratiqués, du recours aux CDD et des difficultés rencontrées par certains membres de son équipe.


Chaque matin, une page dédiée à « votre argent » est ouverte dans la matinale de bel RTL « Bonjour Benjamin ». Ce lundi matin, c’est Laetitia, gérante d’un magasin Zeeman dans le centre de Namur qui est venue parler des salaires offerts par l’entreprise ainsi que les conditions de travail dans lesquelles exercent les employés.


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Laetitia connaît bien Zeeman. Elle y est entrée le 1er juillet 2010 comme vendeuse. « La faute à pas de chance, ou la faute à de la chance, je ne sais pas, je suis vite montée en grade », raconte-t-elle. Elle devient d’abord première vendeuse, puis assistante, avant d’accéder au poste de gérante. Une évolution qu’elle attribue notamment au soutien de sa responsable de l’époque. « J’ai eu la chance d’avoir une gérante qui croyait en moi, et j’ai pu avoir un CDI. »



Son propre parcours montre qu’une carrière longue au sein de l’enseigne reste possible. Mais selon Laetitia, l’accès à un contrat à durée indéterminée est devenu beaucoup moins fréquent. « Il y a 20 ans peut-être, mais plus maintenant », estime-t-elle. Laetitia Devray accepte également de parler ouvertement de son salaire. Pour un horaire de 30 heures par semaine, elle indique gagner actuellement « plus ou moins 2.000-2.200 euros ».


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Une vendeuse de son équipe travaillant 24 heures par semaine touche, elle, environ 1.500 euros, précise la gérante. Des rémunérations qu’elle ne considère pas comme suffisamment élevées. « Moi, je m’en sors parce que j’ai un mari qui gagne bien sa vie, mais ma vendeuse, elle vit seule, et parfois je me demande comment elle fait avec 1.500 euros en travaillant 24 heures semaine. »



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