
Deux options sont disponibles pour protéger les bébés de la bronchiolite.
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Sommaire
Chaque hiver, la bronchiolite touche environ un tiers des nourrissons de moins de 5 ans. Cette maladie virale potentiellement grave est principalement due au VRS (virus respiratoire syncytial). Comme chaque année depuis 2024, deux méthodes sont disponibles pour protéger les nouveau-nés de ce virus, et donc de la bronchiolite. La campagne de vaccination débute le 14 septembre en France métropolitaine et durera jusque fin février.
La première est un traitement préventif administré aux nouveau-nés, idéalement avant la sortie de la maternité pour les nourrissons nés pendant la campagne de prévention. Cet anticorps appelé Beyfortus s’adresse « à l’ensemble des enfants connaissant leur première saison d’exposition au VRS ». Un nouveau vaccin similaire, Enflonsia, est disponible cette année. Les deux vaccins peuvent être administrés directement à la maternité, ou en ville par les pédiatres ou les médecins généralistes. Ils sont pris en charge à 100 % à l’hôpital et à 65 % en ville. Un autre traitement préventif, appelé Synagis, est destiné aux nourrissons prématurés et à haut risque.
La seconde solution contre la bronchiolite est la vaccination maternelle. Le vaccin, appelé Abrysvo, peut être administré au 8e mois de grossesse (entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée). Il est efficace deux semaines après l’injection. Le bébé est ainsi protégé dès la naissance et jusqu’à ses 6 mois. Il peut être administré en même temps que les vaccins contre la grippe et le Covid-19. Il est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.
Quelle méthode est la plus efficace ?
Même si ces deux méthodes sont « très efficaces » d’après l’ANSM, une étude française qui les a comparé a montré que « le Beyfortus offre une protection supérieure à celle obtenue avec la vaccination de la femme enceinte par Abrysvo ». Beyfortus réduit notamment de 26 % le risque d’hospitalisation. Pour le ministère de la Santé, « il appartient aux parents, informés par les professionnels de santé, de décider de la stratégie qui leur convient le mieux, afin de les protéger ».
Des milliers d’hospitalisations évitées en France en 2024-2025
Chaque année, la bronchiolite touche environ 30% des moins de 2 ans, « soit environ 480 000 cas par an » d’après Santé publique France. Elle entraîne l’hospitalisation de 2 à 3% des moins de 1 an chaque année. L’épidémie survient généralement entre octobre et avril, avec un pic en décembre.
La bronchiolite est un problème de santé publique récurent. Une campagne de prévention, mise en œuvre depuis 3 ans en France, permet de diminuer le nombre de cas graves et d’hospitalisations. Le gouvernement estime que « la campagne 2024-2025 avait permis de protéger plus de 450 000 nourrissons d’une forme grave de la bronchiolite' ». D’après l’Agence régionale de santé d’Île-de-France, « près de 5 800 hospitalisations ont été évitées en France » en 2024-2025 grâce au Beyfortus.
La bronchiolite est une maladie virale très contagieuse. « Le virus se transmet par la salive, les éternuements, la toux et par les mains. Le virus reste également sur les objets souillés (tels que les jouets, les tétines, les « doudous »). Ainsi, le rhume de l’enfant et de l’adulte peut être à l’origine d’une bronchiolite chez le nourrisson », explique Santé publique France.
En dehors du vaccin ou du traitement préventif, la prévention repose aussi sur des gestes d’hygiène. Il est recommandé de se laver les mains (ou d’utiliser une solution hydroalcoolique) avant de toucher un nourrisson, de nettoyer régulièrement les objets (jeux, tétines…) qu’il utilise, d’aérer régulièrement le logement, et enfin d’éviter autant que possible le contact avec des personnes enrhumées.
Quels sont les symptômes de la bronchiolite ?
La bronchiolite est généralement bénigne. Le plus souvent, elle se manifeste d’abord par un rhume ou une rhinopharyngite avec une fièvre légère. Ensuite, une toux sèche peut apparaître, suivie d’une « gêne respiratoire qui se traduit par une respiration rapide et sifflante » d’après l’Assurance maladie. Le nourrisson touché peut aussi souffrir de difficultés à s’alimenter et à dormir.
« Dans la majorité des cas, la bronchiolite guérit spontanément au bout de 5 à 10 jours mais la toux peut persister pendant 2 à 4 semaines », selon Santé publique France. Les nouveau-nés de moins de deux mois ou très fragiles doivent être particulièrement surveillés et peuvent être hospitalisés.
Quels sont les traitements contre la bronchiolite ?
En dehors du traitement préventif, il n’existe pas de traitement spécifique curatif contre la bronchiolite. Il est nécessaire de bien hydrater le nourrisson touché, et de lui laver le nez régulièrement. Si nécessaire, des médicaments contre la fièvre peuvent être prescrits. Les antibiotiques ne sont pas indiqués, sauf en cas de surinfection bactérienne. Les médicaments contre la toux ne sont pas non plus indiqués aux jeunes enfants.